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lundi 4 avril 2016

LE POIDS DES IMAGES... RIEN DE MIEUX................ BRAVO!!

SOURCE ET SUITE

 CE N' EST PAS UN CAS ISOLE, JE VOIS DES PROPOS A PEU PRES  SEMBLABES UN PEU PARTOUT DEPUIS QQ JOURS... ENFIN!!

 

« Adieu la viande ! Je t’aimais bien mais là, c’est plus possible. » Jean Muller, 40 ans, saute le pas. Après la diffusion, fin mars, par l’association L214, d’une nouvelle vidéo révélant des actes de cruauté dans un abattoir, cet habitant de Colmar a décidé de devenir végétarien. « Je ne consommais déjà que rarement de la viande, quand je pouvais contrôler sa provenance, explique-t-il en réponse à un appel à témoignages du Monde. Mais là, si même les établissements certifiés bio ne respectent pas les bêtes, je ne peux plus. Ça demande trop de reniement de principes. »

Un déclic, un électrochoc. La « goutte d’eau de trop ». Des images qui forcent à « ouvrir les yeux » et à « faire le lien entre le steak et l’animal », à refuser « d’être complice ». Comme Jean, ils sont un certain nombre à avoir transformé leur indignation en passage à l’acte après les révélations de L214. Depuis plusieurs années, cette association diffuse des vidéos témoignant d’actes de cruauté dans des abattoirs ou des élevages. Il y avait eu les oiseaux gavés, les canetons broyés pour produire du foie gras, les animaux maltraités dans des abattoirs du Gard, puis dans un établissement certifié bio et Label rouge de Soule, au Pays basque.

« J’ai chialé comme un môme »

Des images qui ont provoqué, chez Nathanel Lacroix, une « prise de conscience » : « J’avais toujours pensé devenir végétarien un jour, mais étant bon vivant, je reportais le moment. Je me suis forcé à regarder les vidéos des maltraitances dans les abattoirs. A 41 ans et n’ayant pas vraiment vécu dans un doux cocon, j’ai malgré tout chialé comme un môme devant mon écran. » Gwen Hervieu, monteuse parisienne de 48 ans, a elle cessé de manger de la viande « du jour au lendemain, après avoir vu les cinq premières secondes du premier film de L214 ». Elle avait déjà supprimé le foie gras de son alimentation il y a dix ans, les burgers des fast-foods il y a trois ans.
A Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne), Jennifer Roger-Bellanger, assistante maternelle, a franchi le cap il y a dix-huit mois, elle aussi après avoir vu des vidéos diffusées par L214. Avec son mari et ses enfants, âgés de 2 et 12 ans, ils ont « petit à petit changé leurs habitudes » jusqu’à supprimer tout produit d’origine animal de leurs assiettes. « Nous avons redécouvert les saveurs végétales, les épices, les odeurs, les couleurs des légumes de toutes sortes, le parfum des fruits du marché, le nourrissant des noix, des amandes… Nous sommes très heureux de notre changement de mode de vie et même notre médecin nous soutient », assure-t-elle.