dimanche 3 août 2014

ANIMAUX SAUVAGES CONTREBANDE ET EBOLA....

SOURCE ET SUITE
 

La FAO que l’épidémie de l’Afrique de l’Ouest a débuté quand le virus est passé de la vie sauvage infectée aux populations humaines et a commencé de manière subséquente à se répandre parmi les personnes.
Le commerce illégal d’espèces sauvages est un problème international. Il existe en effet de véritables réseaux clandestins de vente d’espèces sauvages partout dans le monde. Les matières convoitées par les contrebandiers sont aussi nombreuses que variées et finissent toutes par devenir simples marchandises : reptiles et oiseaux vivants destinés aux animaleries, caviar pour le secteur de la gastronomie, fourrures et laines rares vendues à l’industrie du vêtement, ivoire d’éléphant pour faire des bijoux et autres meubles… Mais ce commerce a des effets dévastateurs sur les espèces. Et pas seulement puisqu’il pourrait être l’un des vecteurs de l’arrivée du virus Ebola en France.
En effet, l’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que l’épidémie de l’Afrique de l’Ouest a débuté quand le virus est passé de la vie sauvage infectée aux populations humaines et a commencé de manière subséquente à se répandre parmi les personnes.

En effet, comme le relaie The Guardian, alors que la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone luttent pour contenir l’éclosion la plus mortelle enregistrée sur le plan mondial du virus, la FAO et l’Organisation mondiale de la santé avertissent sur les risques de contracter le virus Ebola en mangeant la viande de certaines espèces sauvages, notamment parmi les communautés rurales qui chassent pour la viande de brousse ou de la viande obtenue de la forêt. Celles-ci utilisent la viande de brousse pour compléter leur alimentation et leurs revenus mais elles risquent des contagions futures d’espèces susceptibles d’être porteuses du virus, notamment les chauves-souris frugivores, certains primates et les céphalophes.
« Nous ne suggérons aucunement que les populations arrêtent la chasse, ce qui ne serait pas réaliste », a déclaré au Guardian le vétérinaire en chef à la FAO, Juan Lubroth. « Mais elles ont besoin de directives claires, comme ne pas toucher les animaux morts ou vendre ou manger la chair d’animaux trouvés morts. Elles devraient aussi éviter de chasser les animaux malades ou ayant un comportement étrange, car c’est là un signal d’alarme ».


Les chauves-souris frugivores (généralement consommées séchées ou dans une soupe épicée) seraient l’espèce-réservoir la plus probable du virus, qu’elles peuvent véhiculer sans pour autant développer de signes cliniques de la maladie, et seraient donc à éviter à tout prix, selon la FAO. « Le virus n’est anéanti que lorsque la chair est cuite à haute température ou bien fumée, mais quiconque manipule ou dépèce un animal sauvage infecté court le risque de contracter le virus », souligne Juan Lubroth. Les braconniers sont donc concernés par cette mise en garde puisqu’au cours de leurs chasses illégales ils courent le risque d’entrer en contact avec un animal malade. Et donc de le répandre parmi les populations.  D’autant plus que le commerce de viande de brousse ne cesse d’augmenter. Ainsi selon The Guardian, chaque année, les douanes de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle intercepterait près de 270 tonnes de ce produit.
Source et article complet sur Atlantico.fr

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