lundi 6 mai 2013

EBROICIENS??

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CHAQUE JOUR IL Y A ACTUELLEMENT UN ARTICLE SUR LE VEGETARISME.. C' EST BON!!!
 
 
Société. Parce qu’ils sont contre l’exploitation des bêtes, quelques Ébroïciens ont opté pour le végétarisme à tendance vegan. Ils se limitent ainsi à consommer les fruits de la terre. Explications.
Dimitri Pasadovic, éducateur sportif, a choisi d’être végétarien à tendance vegan. Depuis quinze ans,  il exclut de sa vie presque tout produit, alimentaire ou vestimentaire, issu des animaux
 
Dimitri Pasadovic, éducateur sportif, a choisi d’être végétarien à tendance vegan. Depuis quinze ans, il exclut de sa vie presque tout produit, alimentaire ou vestimentaire, issu des animaux
Soja, blé, maïs, boulgour, légumineuses, fruits secs... le garde-manger de Dimitri Pasadovic, éducateur sportif de 40 ans, regorge de ces produits de base. Depuis une quinzaine d’années, l’Ébroïcien opposé à l’exploitation animale a choisi d’exclure de sa vie tout produit issu des bêtes. Cela ne se limite d’ailleurs pas à l’alimentation. Qu’il s’agisse de son mobilier ou des chaussures qu’il porte, le quadra a définitivement dit non au cuir.
pas de Cuir, de daim ni De fourrure

Comme une poignée d’Ébroïciens, Dimitri est devenu « végétarien à tendance vegan ». Le véganisme est un mouvement en faveur des droits des animaux qui connaît quelques adeptes dans la capitale de l’Eure. Il consiste à exclure de son mode de consommation tout ce qui provient des bêtes tant dans l’alimentation (viande, œufs, lait, miel...) que l’habillement (laine, cuir, soie, fourrure...), les produits cosmétiques et d’entretien testés sur des animaux, et toutes les activités impliquant l’utilisation d’animaux (zoo, cirques, équitation, compagnie...).
Bassiste dans un groupe de hardcore, c’est à travers la musique que Dimitri a découvert ce mode de vie : « Le hardcore est un style dont les textes sont pro végétariens, pour la défense des animaux et de la planète ». Contrairement aux puristes du véganisme, Dimitri, lui, s’est fixé des limites. Il tolère ainsi d’ingérer de temps en temps des œufs, du lait et du fromage. « J’ai été végétalien un temps, parce que j’avais envie de faire mieux, mais j’avais un sentiment de privation », justifie-t-il, reconnaissant qu’il lui manquait le fromage et les pâtisseries. Il ne lui viendrait pas non plus à l’idée d’inciter son entourage à marcher dans ses pas. Son épouse n’est d’ailleurs végétarienne que depuis peu.




Virgile, body-perceur de 32 ans, a également choisi cette philosophie de vie. L’Ébroïcien est lui aussi végétarien à tendance vegan. « Je suis un peu fainéant. J’achète des plats cuisinés qui vont contenir de l’œuf par exemple. » Pas question en revanche de porter du cuir, du daim, des fourrures. « Je ne vais pas acheter un canapé en cuir, ça, c’est sûr ! Ni en général, tout ce qui est habillement, ameublement, literie. »


Mouvement sectaire, danger pour la santé, le véganisme ne manque pas de détracteurs. « Être vegan n’est pas encore très bien vu en France. Cela peut être dangereux pour la carrière de dire qu’on l’est. Aux États-Unis, les Vegans s’affichent sans problème, comme Martina Navratilova, Natalie Portman... » Quant à son état de santé, Dimitri se déclare en « très grande forme. Je mets un point d’honneur à être en meilleure santé que la moyenne. Je ne prends aucun complément alimentaire. Mes aliments de base sont le riz complet, le pain complet et les pâtes complètes ».

Où s’alimenter lorsque l’on est végétarien, végétalien ou vegan :
Biocoop : 1, rue Jacques-Monod, dans le quartier de Nétreville à Évreux.
Grandes surfaces : beaucoup disposent de rayons bios et diététiques.
Traiteur : un traiteur spécialisé dans les plats végétariens et végétaliens a ouvert ses portes à Gisors. Il couvre la Seine-Maritime, l’Oise, l’Eure, les Yvelines et le Val-d’Oise. Plus d’infos sur www.auxplaisirsvegetariens.sitew.com
Restaurant : Dimitri s’offre de temps en temps ce plaisir et se rend au restaurant indien de la place Clemenceau à Évreux.
De nombreux sites Internet surfent sur la mode du véganisme et permettent de dénicher à la fois de la nourriture, des vêtements, des chaussures et des cosmétiques : Vegeterian Shoes, Ethical Wares, Un Monde Vegan, Noah…
Les nutritionnistes divisés
 
 
Le véganisme présente-t-il des risques de carences sévères pour la santé ? Selon les nutritionnistes que nous avons contactés, les réponses sont nuancées.
Jean-Marc Tailleux, médecin spécialiste à Évreux en endocrinologie et métabolisme, met clairement en garde contre la « déviance sectaire » de ce comportement alimentaire et de cette philosophie de vie, qu’il « ne cautionne pas du tout. Je pars du principe que nous sommes tous à la base des animaux carnivores. Il faut garder cette idée en tête. Je ne vois pas pourquoi on changerait cela, il n’y a pas de fondement naturel. On peut toujours compenser un peu le manque de protéines animales par des protéines végétales mais elles sont en général de mauvaise qualité. Chacun est libre de disposer comme il l’entend de son corps mais lorsque cela concerne les enfants, la société ne doit pas tout laisser faire », estime le médecin.
Réintroduire d’autres aliments


Pour le Dr Michelle Spiroux, nutritionniste à Évreux, le discours est loin d’être aussi radical. « On peut avoir des protéines végétales de bonne qualité. Le steack de bœuf peut être remplacé par un steack de soja et associé à des légumineuses comme les lentilles, à des céréales comme le sarrasin ou le boulgour. Mais cela ne doit pas constituer un régime standard duquel on a supprimé la viande. Il faut réintroduire d’autres aliments », indique le Dr Michelle Spiroux.
Pas question donc de supprimer une source de nourriture sans la remplacer par autre chose. « Mais qu’elle soit de nature végétale, pourquoi pas. J’accompagne des végétariens qui n’ont aucun problème de santé. Même en cas de grossesse. À condition que les gens soient suffisamment informés. En revanche, je ne suis pas pour les substituts alimentaires, polyvitaminés, qui sont moins bien absorbés par l’organisme », dit-elle.

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