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mardi 21 juillet 2015

HORS SUJET: TSYPRAS LA STAR DE L' ARNAQUE

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Cher Nikolaos, quel courage ! Tu as osé dire non aux pauvres contribuables européens. Non, nous ne vous rembourserons pas les milliards que vous nous avez prêtés. Quelle rébellion sublime ! Je dois te dire, Nikolaos, que les Français ne t’en veulent pas. Nous ne reverrons pas nos 70 milliards, et alors ? Nous t’abandonnons nos économies de bon coeur. Et puis tout cet argent, nous n’aurions pas su quoi en faire… La France est pratiquement en situation de plein emploi, nos services publics croulent sous le pognon. Allez Nikolaos, foin de scrupules : garde tout !
Garde aussi l’argent que les autres peuples européens t’ont prêté. Je pense en particulier aux millions de contribuables dont le salaire minimum se situe entre 300 et 400 euros. Ceux-là travailleront sans doute jusqu’à 70 ans pour payer ta confortable retraite. Ils sont tchèques, lituaniens, hongrois, slovaques, estoniens, croates, polonais… Bien sûr, ces pauvres contribuables ont un peu marqué le coup quand ils ont découvert que le smic grec était deux fois supérieur au leur… Mais ils ont besoin de travailler pour vivre, alors ils bossent. J’en profite pour te dire bravo pour ces reportages cousus de fil blanc à la télévision sur la souffrance du petit retraité grec ! L’imposture est parfaite. Car, à part quelques naïfs, tout le monde sait parfaitement que le taux de remplacement d’une retraite grecque est largement supérieur à celui d’une retraite allemande ! D’ailleurs, il y a davantage de pauvres en Allemagne qu’en Grèce… Mais chut ! ça ne doit pas se savoir. Côté manipulation de l’opinion publique, c’est toi le plus fort, Nikolaos.
Ami, je me propose de défendre ton modèle : peu d’impôts, des services de recouvrement super cool (76 milliards d’impayés depuis dix ans) ; des millions d’habitations construites sans permis, avec un simple accord oral ; pas de fiscalité locale, peu d’impôts fonciers (et pourtant, 70 % de la population adulte est propriétaire). Vive le modèle grec !
Nikolaos, tu es fait pour rêver et aimer, pas pour vivre cette insupportable austérité imposée par des peuplades nordiques peu sophistiquées… Laisse la dette aux soutiers de l’Europe : les Portugais, Espagnols, Irlandais… Laisse transpirer ces bas du front laborieux. Toi, tu es un aristocrate sublime. Auréolé de ton passé glorieux, contemple ces petits contribuables oeuvrer pour toi. Amoureux de la feta et des manifestations anticapitalistes, tu dois continuer ta vie indolente.
J’espère seulement, Nikolaos, que tu accepteras (s’il te plaît) que je me serre la ceinture, moi, vulgaire Européen, pour sauver ta belle insouciance qui ne date pas d’hier. Déjà, en 1854, l’intellectuel français Edmond About écrivait : « La Grèce est le seul exemple connu d’un pays vivant en pleine banqueroute depuis le jour de sa naissance ».
Alors emprunte, ami Nikolaos, et je rembourserai !