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samedi 20 mai 2017

EUTHANASIE MASSIVE ..PAU... PAS DE SANCTION EXEMPLAIRE GGGRRRR

SOURCE ET SUITE

 

La sanction prononcée dans l’affaire de la Société protectrice des animaux de Pau (Pyrénées-Atlantiques) est finalement très légère. L’association Animal Cross, qui avait porté plainte devant l’ordre national des vétérinaires, accusait d’anciens soigneurs d’avoir procédé à des euthanasies « massives » de chiens et de chats et à des actes de maltraitance entre 2010 et 2014. Dans une décision rendue mercredi 17 mai, la chambre de discipline de Nouvelle-Aquitaine a jugé que la vétérinaire qui intervenait à l’époque dans l’établissement béarnais n’était pas responsable des principaux faits reprochés.

La jeune femme a reçu une peine d’avertissement pour un seul chef d’accusation, retenu partiellement. « Elle a été déclarée coupable d’avoir eu connaissance de ce que les responsables du refuge utilisaient de l’éther pour tuer chiots et chatons et de ne pas avoir dénoncé cette pratique alors que son devoir lui imposait », indique le docteur vétérinaire Olivier Ramette, le secrétaire du greffe de la chambre de discipline.
La vétérinaire a été relaxée pour les autres faits dénoncés par l’association. N’ont pas été retenues les accusations d’euthanasies massives, de non-respect du délai légal de fourrière, de produit létal injecté dans le cœur sans anesthésie préalable ou d’animaux qui s’endormaient à jamais dans des congélateurs.

Pas de « nécessité » de tuer

« Cette décision est malheureusement une nouvelle fois le signe que la qualité d’être sensible est niée à l’animal, regrette Benoît Thomé, le président d’Animal Cross, qui fait appel de la décision. Notre accusation était pourtant étayée par un constat d’huissier exécuté sur autorisation du tribunal de Pau. » Il dénonce le rôle de la direction départementale de protection des populations, qui « n’a pas contribué à la manifestation de la vérité en omettant de préciser lors de l’audience le fait qu’elle n’avait pas contrôlé si les animaux avaient été tués avant ou après le délai légal de huit jours ouvrés » – une période, prévue par le code rural, qui débute après le recueil des animaux par la fourrière et qui doit permettre à leurs propriétaires de les réclamer.