samedi 2 juin 2018

ACTION PETITION ARRETONS DE MANGER DE LA VIANDE ....BEAU TEXTE CRIANT DE VERITE


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Chers amis sensibles,

À vous tous sans distinction d’ethnie ou de sexe et c’est pour vous demander d’arrêter de manger de la viande.

Je suis devenu vég... vég… végan ah quel drôle de nom ! J’ai arrêté de consommer viande, lait, fromages il y a quelques années.
Une prise de conscience que le monde ordinaire n’était pas anodin. En particulier à propos des animaux : ces êtres dont ne nous parlons pas le langage, mais qui comme nous naissent, vivent et meurent.

Nous Humains avons bien de la chance : car ce monde si imparfait qu’il soit est fait pour nous et on y jouit d’un confort dont l’idée même est inconnue à tous les animaux sauvages j’en suis quasi-sûr : maison, chauffage, sanitaires, voitures rues stades et j’en passe. Car c’est ce à quoi notre intelligence combinée à l’Histoire au long cours a permis d’accéder.

Et pourtant qu’étions-nous, qu’étaient nos ancêtres au départ ? Des primates crasseux couverts de poils qui devaient se protéger de cent prédateurs invisibles comme le froid ou les tigres à dents de sabre. Et nous qui sommes là aujourd’hui nous sommes les descendants, très lointains certes, de ces ancêtres et nous avons gagné. 

Nous avons gagné et nous sommes des êtres perfectionnés n’en doutez pas, nous avons des émotions, des façons de faire et des objets pour lesquels chacun a 15 noms dans 15 langues. Nous pouvons nous parler depuis l’autre bout de l’Asie en 3 secondes.
Mais ces bienfaits pour lesquels un anonyme du 17e siècle eut fait je ne sais quoi nous n’en avons pas fait profiter des masses, les autres créatures qui vivent sur le même sol.

Elles qui n’ont pas de langage, pas d’organisation planétaire, ont pourtant des émotions, joie colère tristesse quiétude, et coopèrent entre elles et à l’intérieur d’elles. Nous avons aussi des tas de préjugés contre ces animaux, et nous appelons nos vices par leurs noms. « Manger comme un porc » « Orgueilleux comme un coq », etc.

Mais le plus grave n’est pas là : c’est d’être passé d’une consommation occasionnelle d’animaux, que l’on tuait le plus souvent soi-même, avec lequel il y avait au moins un lien quelconque, à une consommation DE MASSE d’animaux totalement anonymes, et si je mets ces mots en majuscule c’est parce que cette masse c’est vous, c’est moi, c’est le pompiste, l’agent de police, la guichetière de la poste… Chacun de nous fait partie de la masse consommatrice au nom de laquelle au moins quatre grandes espèces de mammifères : bœuf, cochon, mouton, cheval à quoi j’ajoute poulets et canards, sont concentrés dans de véritables, je ne sais si vous admettrez la comparaison, mais je l’assume, camps de concentration et d’abattages. Le jambon du supermarché, le poulet de la supérette, la dinde de Noël, votre kebab du midi, tout ça c’est de l’animal qui est né, a grandi et a vécu toute sa vie dans un entrepôt, dans le noir, au milieu de milliers de ses semblables. Sa vie n’a aucune importance. Il n’a pas de nom, pas d’identité, pas de parole et pas de droits. L’employé de supérette a la conscience tranquille par rapport à ça, mais savez-vous que les employés d’abattoirs pour la plupart développent une dépression nerveuse ? Pas seulement les cris, l’odeur et les spasmes des animaux qui se débattent. Par-dessus tout cela : la conscience.

Voyez-vous, vous dire tout ceci est une façon de vous parler de votre âme d’enfant.
Soyez-en sûrs, malgré les années, le travail, la famille, les contraintes et les distractions d’adultes, votre âme d’enfant existe toujours. Elle a évidemment été enfouie sous une épaisse couche d’expériences, d’émotions, de partages, et de solitudes. Mais elle n’a pas disparu et se manifeste souvent à vous.

Vos émerveillements et vos rages, sur lesquelles je ne m’étends pas, c’est encore elle, la plupart du temps. C’est un peu notre mysticisme originel. Elle est votre part d’innocence dans ce grand bordel organisé de la vie du troupeau humain. Sachez-le, pour les gens qui comme moi ont réussi dans le temps, sans rechute ou malgré des rechutes, à s’abstenir de participer au système dont l’existence permet ces horreurs, notre âme d’enfant est soulagée. Pour la plupart nous avons eu un flash à un moment de notre vie en nous souvenant que nous n’avions pas toujours fonctionné ainsi, que nous n’aimions pas la viande et que nous étions révoltés contre la cruauté qui était faite à ces êtres.
Nous n’avions guère plus d’identité à cet âge, étant des êtres indéfinis, im-matures et in-finis. C’est en prenant conscience de cela, que chacun des veg… Végétariens ou végans authentiques ont eu MAL comme jamais peut-être au cours de leur vie. Cela a été le cas pour moi, la conscience de cette grande bêtise parmi celles de quelques vanités telles que la célébrité et les avidités diverses et multiples.

Dans la foulée, certains j’en connais ont d’ailleurs carrément jeté ce monde civilisé cul par-dessus tête. Mais là n’est pas la question, chacun son horizon ses perspectives, n’est-ce pas ?
La question c’est de ne plus participer à ce système monstrueux, ce n’est vraiment que ça et c’est entièrement ça, car si vous mangez de la viande, à plus forte raison la viande à l’étalage d’une grande surface vous trempez personnellement dans une gigantesque entreprise, si nous le regardons avec les yeux du futur que vont connaitre nos descendants et leurs enfants, de perversité et de monstruosité. Sachez encore une chose : cela notre âme d’enfant le sait aussi.

Notre vie est souvent chiante, insatisfaisante, compliquée, mais le travail, les impôts, l’anonymat et l’incompréhension des autres, ce n’est quasiment rien par rapport au martyr de ces millions de cochons poulets bœufs canards et moutons. Je vous le dis du fond de l’âme, la mienne la vôtre et celle de vos enfants, ne touchez plus à cet engrenage diabolique éloignez-vous en de toute la force que vous pouvez ! D’abord déjà vous irez mieux et puis peut-être que cela vous emmènera sur un chemin encore plus passionnant que n’importe quoi d’autre : la résurrection de l’âme.
Éventuellement pour le futur, si jamais, des fois, c’est dit sans prosélytisme aucun, un au-delà radieux attende, dites-vous qu’il y a de fortes chances que ce ne soit pas la marque de la bagnole ni le nombre d’amis ni la superficie de la maison qui le conditionnent, mais bien plutôt une conduite intègre et une conscience claire dégagée des illusions du décor. Moi qui vous dis cela avec mes 30 années et quelques de viandophilie j’y pense un peu des fois et j’ai la conscience d’un monde bien trop grand et agité, mais mon ordinaire c’est d’avoir entendu l’appel du détachement de cela, et de l’avoir osé, d’être sur le chemin d’une aventure exaltante. Plus que cela : un défi qu’on peut atteindre, 24 heures par 24 heures. 

Merci de votre lecture, de votre attention. Pensez à mes paroles, conscientisez-les : ne gâchez pas votre vie à vouloir ressembler aux autres, faites-en une œuvre d’art au service de la chose la plus importante avant l’homme : la nature et faites aussi passer le message. Rendez-lui, à cette nature muette, mais oh combien agissante une partie des capacités qu’elle vous a données, comme elle l’a fait pour tant de millions de milliards de créatures marchantes, nageantes et rampantes pour jouir de cette vie. Refusez ces cadavres qu’on vous vend avec force œillades et clins d’œil. Ne soyez plus complices.


Boycottons la viande!


Etienne Desfretier