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jeudi 3 août 2017

RAPPEL D' OEUFS TOXIQUES.. PAYS BAS.. ALLEMAGNE


La Haye (AFP) – Une substance toxique a été détectée dans des centaines de milliers d’oeufs vendus à la consommation par de nombreux élevages de volailles aux Pays-Bas, a indiqué mardi l’organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA.
Depuis mercredi, « environ 180 élevages de volailles ont été bloqués à cause de la présence suspectée de fipronil », constatée lors de « prélèvements d’échantillons d’oeufs, d’excréments et de viande », a expliqué la NVWA dans un communiqué.
L’insecticide, couramment utilisé dans les produits vétérinaires contre les puces, les acariens et les tiques, est interdit dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire, tels que les poules.
La substance a été introduite dans des élevages qui avaient fait appel à l’entreprise néerlandaise Chickfriend pour mener un traitement contre le pou rouge, un parasite très néfaste pour les poules.
« Le nombre d’élevages touchés est encore provisoire, l’analyse de 600 échantillons prélevés étant encore en cours », a précisé à l’AFP une porte-parole de la NWVA.
En grandes quantités, le fipronil, considéré comme « modérément toxique » pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est dangeureux pour les reins, le foie et la thyroïde, selon la NVWA.
« Les éleveurs concernés doivent faire détruire tous les oeufs par une entreprise spécialisée et soumettre à la NWVA un plan pour évacuer le fumier afin de préserver l’environnement », a poursuivi la porte-parole.
Les poules contaminées le restent pendant six à huit semaines.
Lundi soir, la NWVA avait mis en garde les consommateurs ayant acheté des oeufs avec le code X-EN-40155XX, dans lesquels « le taux de fipronil est si élevé que leur consommation représente un grave danger pour la santé publique ».
La NWVA, qui supervisait la suppression des rayons encore en cours mardi de ces oeufs contaminés, a conseillé à ceux qui les ont achetés « de ne pas les manger et de les jeter ».
Les éleveurs concernés, qui devraient faire face à de lourdes pertes financières, s’estimaient « dupés » par l’entreprise Chickfriend, qu’ils tiennent pour responsable.