Loading...

mercredi 7 juin 2017

La co-dirigeante de 269Life Libération Animale explique le positionnement du collectif.


 




SOURCE ET SUITE
CREDIT PHOTO

 BRILLANTE MISE AU POINT!! J' ADMIRE


Je pense que ça révèle une incompréhension de ce qu’est l’antispécisme. Parce qu’à partir du moment où on pense qu’il faut donner une bonne image pour donner envie aux gens d’être véganes, c’est qu’on n’a rien compris à l’antispécisme. L’antispécisme ce n’est pas du marketing, c’est une question de justice. Peu importe qui en parle. J’espère qu’on n’a pas besoin d’être tout sourire et calibré en taille 38 pour apporter une bonne parole dans la rue.
Personnellement, si je vois quelqu’un qui se met en danger, qui a un bon discours, qui fait un acte qui a du sens, j’aurais plutôt tendance à l’admirer. Bien plus que la personne qui distribue des tracts sans avoir l’air convaincue.
Il y a une confusion qui se fait entre le véganisme et l’antispécisme, or pour moi ce n’est pas du tout la même chose. On n’a pas à donner envie. Pendant une guerre, les résistants ne donnent pas envie de lutter contre l’oppression, on ne regarde pas la manière dont ils parlent.
Il faut comprendre que la désobéissance civile ce n’est pas une occupation pour des gens qui manquent d’adrénaline dans leur vie, c’est une démarche politique, et une démarche qui comporte beaucoup de sacrifices personnels. Et il faut arrêter de se prétendre militant quand on va à un salon végane…
.......................
.........................On ne vise pas les individus, c’est-à-dire les consommateurs ou les personnes qu’on peut croiser dans la rue. On a déplacé la cible vers le système économique. Et c’est ça qui est très important à comprendre : quand on occupe un abattoir ce ne sont pas les employés qu’on vise, puisqu’on considère qu’eux aussi sont victimes du système. C’est le système économique de l’exploitation animale qu’on attaque..................
.........................
..........................
Pour moi c’est un acte militant d’avoir un sanctuaire: tout à coup vous reprenez une terre à l’ennemi. Sur ces trois hectares là, il n’y a pas de spécisme, tout le monde vit ensemble. Je trouve que c’est très important, car ça redonne une identité à des animaux qui l’avaient perdue.
En plus dans nos refuges, nous avons fait le choix de ne pas séparer les espèces. Les moutons, les cochons, les vaches, les poules, les chèvres, tout le monde vit ensemble. Et c’est très intéressant d’observer leurs interactions, comment les groupes se forment…
On se rend vraiment compte à quel point ce sont tous des individus différents, avec leurs émotions, leurs affinités propres. On leur rend leur identité, leur individualité.

Où se trouvent ces sanctuaires?

Nous en avons deux en France, dans des lieux tenus secrets. Nos actions suscitent beaucoup de haine de la part des syndicats et des éleveurs, on reçoit beaucoup de menaces par e-mail ou par téléphone. Il faut être conscient qu’on touche au portefeuille de tout un secteur. Malheureusement la vengeance de ceux qu’on attaque pourrait se reporter sur les animaux.