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jeudi 13 avril 2017

BOUTON ROUGE


Suite à l’attaque états-unienne d’un État souverain membre de Nations unies, la Syrie, le 6 avril 2017, les Forces armées russes ont été équipées de nouvelles armes nucléaires.
L’attaque unilatérale de la Syrie est un crime en droit international.
96 % de la triade nucléaire russe est en capacité opérationnelle permanente. 60 % de la triade est équipée de bombes atomiques de dernière génération.
Rappelons que seuls quatre États (la Chine, les États-Unis, l’Inde et la Russie) disposent de la triade nucléaire, c’est-à-dire de la capacité de lancer simultanément une attaque en bombardant à la fois depuis des silos terrestres, depuis des avions bombardiers, et depuis des sous-marins.
La France ne dispose plus de la triade nucléaire depuis la fermeture des silos du plateau d’Albion, par le président Jacques Chirac en 1996.

 LIRE AUSSI

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Il semble que la Maison-Blanche ait basculé sous l’impulsion de Britanniques qui cherchaient à préserver par tous les moyens le système jihadiste qu’ils ont créé [2]. Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson s’est appuyé sur les dirigeants européens qui s’étaient déjà laissés convaincre par les néo-conservateurs lors de la Conférence sur la sécurité, à Munich, le 19 février [3].
Pour justifier l’agression d’un État souverain membre des Nations unies, Rex Tillerson ne pouvait que se référer à une synthèse des services de « Renseignement » US sur l’incident de Khan Shaykhun ; synthèse qui ne présente aucun indice permettant de suspecter la Syrie, mais renvoie à des informations classifiées, pour se conclure par un appel à renverser le « régime » [4]....

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...........Le président Donald Trump a achevé son retournement en recevant à la Maison-Blanche le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg. Lors d’une conférence de presse commune, il a indiqué ne plus tenir l’Alliance pour obsolète, la remercier pour son soutien contre la Syrie, et s’apprêter à travailler étroitement avec ses alliés [8].
En réponse, la Russie a annoncé avoir mis à jour 60 % de sa force nucléaire et se tenir prête à la guerre [9].
Nous nous retrouvons donc six mois en arrière, lorsque les États-Unis de Barack Obama refusaient de travailler avec la Chine, la Russie et leurs alliés (Organisation de coopération de Shanghai et Organisation du traité de sécurité collective). Ils se proposaient alors de couper le monde en deux parties distinctes, ne communiquant plus du tout l’une avec l’autre [10].