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samedi 11 mars 2017

ON S' INTERROGE... SALON DE L' AGRICULTURE

SOURCE ET SUITE

Même si pour certains cette approche peut paraitre discutable, il convient de s’interroger sur la conciliation entre le respect du bien-être animal et le Salon international de l’agriculture. Nous avons tous à l'esprit l'histoire de cette vache qui a réussi à échapper à la vigilance de sa propriétaire durant son séjour au Salon international de l’agriculture entrainant une course-poursuite dans le parc des expositions. Cet événement atteste du stress occasionné aux animaux sujets à des expositions au grand public. Il n’est par ailleurs qu’une simple illustration à laquelle il est possible d’ajouter d’autres éléments négatifs comme la perte de poids conséquente provoquée par ces manifestations.
Le concept de bien-être animal a une place importante dans les conventions du Conseil de l'Europe relatives à la protection des animaux. Il en va de même au niveau de l'Union européenne où des normes juridiques ont pris en compte cette notion. Ces derniers textes marquent l’importance du bien-être animal associé à la sensibilité de l’animal. Or, ils n’apportent aucune définition générale. C’est au sein du code terrestre de l’OIE qu’il est défini comme "la manière dont un animal évolue dans les conditions qui l’entourent". La notion de bien-être animal connaît une évolution dans la mesure où elle n'est plus associée uniquement à l’interdiction de maltraitance mais aussi à sa bientraitance. Le Farm Animal Welfare Council, une organisation non gouvernementale créée en 1967, au Royaume-Uni, avait prévu un ensemble d’indicateurs permettant de cerner au mieux ses éléments constitutifs. Ces indicateurs sont les "cinq libertés fondamentales" universellement reconnues pour décrire les droits des animaux placés sous la responsabilité humaine: "l'absence de faim, de soif et de malnutrition", "l'absence de stress physique et thermique", "l'absence de douleur, de lésion et de maladie", "l'absence de peur et de détresse" mais aussi "l'expression des comportements normaux de l’espèce"..
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................."le gouvernement et les filières d'élevage cherchent à relancer la consommation de viande en baisse flagrante depuis que les consommateurs prennent conscience des atrocités que subissent les animaux. Mettre en avant le bien-être animal est une stratégie qui vise à rassurer. On ne peut que constater que le CNR est piloté par l'INRA qui a participé à la dégradation des conditions de vie et de la santé des animaux via la zootechnie tournée vers la productivité".