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dimanche 19 mars 2017

MAIS QU' ILS ARRETENT!!!!



 Maltraitance animale : derrière les images choc, des éleveurs au bout du rouleau

SOURCE ET SUITE
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"Certains ne s’occupent plus de leurs animaux, ni d’eux mêmes. Certains n’ouvrent plus leur courrier depuis deux ans… on n’imagine pas, on découvre des gens qui ont abandonné toute vie normale." 
Lors d’un entretien récent au salon de l’Agriculture à Paris, Pascal Cormery, président de la sécurité sociale du monde agricole, la MSA (Mutualité sociale agricole), a décrit l’isolement, la solitude et la honte dans laquelle s’enfoncent certains éleveurs brisés par la crise et parfois d’autres drames personnels. 
Les images choc d’un élevage de porcs breton apparemment en plein abandon, diffusées jeudi par l’association L214 qui milite contre toute forme d’élevage d’animaux, ont montré au moins autant l’état de détresse de l’éleveur que la maltraitance animale.
"En regardant les images, on voit tout de suite que c’est un élevage qui a des problèmes, l’état d’insalubrité et les toiles d’araignées montrent qu’il n’y a pas de passage d’homme depuis longtemps", a commenté Gilles Pecastaing, éleveur de porcs dans la région de Bordeaux, et secrétaire général de la Fédération nationale porcine (FNP).

"Dans l’élevage comme partout, il y a des gens qui lâchent l’affaire, car ils sont en dépression"

Animaux en souffrance, vies brisées

Au fil de l’évolution de la crise et depuis la chute des prix du lait en 2015, les journaux relatent régulièrement des faits divers chez des éleveurs laitiers. Quelques lignes. Des animaux en souffrance. Des vies brisées.
Dans un village du Massif central, c’est le maire qui avait demandé l’hospitalisation d’office en psychiatrie d’un éleveur épuisé. L’agriculteur n’avait plus la force. Des cadavres de vaches étaient abandonnés. Les autres n’étaient plus tenues et vagabondaient sur les routes, obligeant la gendarmerie à intervenir. 


"Les animaux meurent de faim, de soif, de misère physiologique, il m’est arrivé de tomber sur une ferme où 30 vaches étaient mortes sans que quelqu’un appelle l’équarrissage", raconte-t-il.
"Le propriétaire était en burn-out, sa femme l’avait quitté avec les enfants, il n’était plus en état psychologique de faire face." 
La MSA, qui tente de prévenir les suicides d’agriculteurs, a mis en place des cellules d’écoute, et des cellules de crise autour d’éleveurs en difficulté, en reliant services vétérinaires, services sociaux, et de santé.
Quant aux animaux, lorsque les services vétérinaires et la justice décident de les retirer, ils sont alors "placés" en pension dans des associations de défense des animaux.