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mercredi 8 février 2017

PRIVILEGIER LES LEGUMINEUSES... ANSES RECOMMANDE


Pas prêt de plaire aux industriels de la viande, un nouveau rapport de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) a été publié en janvier, actualisant les recommandations de l’agence en termes d’alimentation pour les institutions hexagonales. Des recommandations qui sont connues pour entrer en ligne de compte dans la définition même d’une politique sanitaire nationale au travers de diverses instances décisionnelles. Parmi celles-ci, on retrouve en particulier une injonction à consommer davantage de légumineuses, et à diminuer les quantités de charcuterie et de viande dans nos assiettes. De nouveaux repères, à contre courant de ce qui était communément accepté, qui vont dans le sens d’une alimentation plus saine, mais aussi plus responsable et moins carnée, au regard de la situation écologique.
Les légumineuses en vedettes
Encore trop peu présentes dans les assiettes françaises, les légumineuses s’inscrivent au cœur du rapport rédigé par l’Anses et publié il y a une dizaine de jours. Contenant des quantités importantes de micronutriments comme le fer ou le calcium et étant sources importantes de fibres et de protéines, les légumineuses telles que les lentilles, les pois ou les fèves ont de nombreux atouts nutritifs. Les légumineuses constituent une alternative et un complément facile et bénéfique aux pâtes et au riz encore très apprécié des Français. À propos de ces derniers, d’ailleurs, l’Anses recommande de privilégier les produits céréaliers les moins raffinés. C’est-à-dire des produits complets ou semi-complets.
En outre, les légumes et les fruits conservent une place importante dans les recommandations énoncées par l’agence. En consommer 5 portions par jour reste d’actualité. La consommation d’huiles végétales riches en acide alpha-linolénique (un oméga 3 essentiel) telles que l’huile de colza ou de noix est aussi encouragée. Les poissons gras, quant à eux, continuent de voir leur consommation bihebdomadaire conseillée par le rapport....
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...En parallèle, la pression démographique mondiale allant grandissant, la nécessité de repenser nos habitudes alimentaires afin de permettre à 10 milliards d’individus de se nourrir se fait de plus en plus grande. Face à des ressources limitées et à une situation climatique inquiétante, il a été prouvé qu’une alimentation très faible en viande ou végétarienne était plus respectueuse de l’environnement — en plus d’épargner aux animaux des traitements souvent effroyables. S’il n’est pas exigé de tous devenir végétariens pour sauver la planète aussi bien que notre peau, réduire notre consommation de viande reste en tout cas souhaitable et urgent au regard du rapport de l’Anses.