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dimanche 19 février 2017

BOURGES.. L 214 MILITANTS ET ABATTOIRS FRANCAIS


 AVEC VIDEO

L’antenne berruyère de l’association L214 a répondu à un appel national, samedi 18 février. Pendant trois heures, une dizaine de militants ont tenus des panneaux représentants des photos prises dans des abattoirs français.
En se promenant rue Mirabeau, dans le centre-ville de Bourges, samedi 18 février, entre 15h et 18h, les flâneurs passent d’une ambiance musicale festive, animée par un accordéoniste, à des cris de cochons dans un abattoir.

Des images chocs d’abattoirs entre deux boutiques de vêtements

Ces cris viennent de la tablette de Gaël Beurdin. Le jeune militant de l’association L214, végétarien depuis deux semaines, montre à qui veut bien s’approcher pour la voir une compilation de vidéos tournées dans des abattoirs français par des membres de l’association ou bien des lanceurs d’alerte.
Parmi elles, la dernière, tournée dans un établissement à Houdan, dans les Yvelines, à la fin de l’année 2016, et publiée la veille sur le site internet de l’association. On y voit Guillaume Meurice, notamment humoriste sur France Inter, et ouvertement engagé pour la cause animale, y comparer les observations d’un rapport légal réalisé en avril 2016 dans l’abattoir spécialisé dans la viande porcine, avec les images filmées quelques mois plus tard.
La vidéo dénonce le trop grand nombre de cochons dans un espace réduit ou encore les coups qui leur sont adressés pour qu’ils se déplacent. C’est la huitième fois qu’un abattoir est épinglé par l’association. Cela permet de montrer ce qui est caché au consommateur de viande, selon Gaël Beurdin.
Il n’y a pas de respect, les animaux sont entassés, on les balance. Même pour ceux qui mangent encore de la viande, vous avez un animal stressé donc ça ne fait pas de la bonne viande. - Gaël Beurdin, militant de l’association L214 à Bourges
A côté de lui, Véronique Houradou tient un panneau qui dénonce l’étourdissement de l’animal avant son abattage. "Bien souvent, il ne l’est pas à fond donc c’est une souffrance supplémentaire. L’animal ressent tout ce qui va lui arriver", explique-t-elle.
Les militants portent huit panneaux en tout - quatre de chaque côté de la rue - entre lesquels marchent les passants. Certains sont très sanglants, des mises à morts, des carotides tranchées, des vaches égorgées, des amas de restes d’animaux accompagnés d'une phrase de légende : "trois millions d'animaux sont abattus chaque jour en France".

Des réactions partagées, entre félicitations et indifférence

En arrivant à leur hauteur, Angélique lève son pousse. "Enfin ça bouge !", se réjouie la végétarienne. Un couple et leurs enfants s’arrêtent, une famille végétarienne également, conclusion d’un processus de deux ans, explique le père, Olivier.

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On dirait que ça leur fait peur de voir ces images. Il y en a qui aiment les chevaux, jamais ils ne mangeraient du cheval. Il y en a qui aiment les chiens, jamais ils ne mangeraient du chien. S’ils éprouvaient des sentiments envers sur les animaux qui vont dans les abattoirs, ils n’en mangeraient jamais. - Alain Houradou, militant de l’association L214 à Bourges
Le nombre de végétariens a atteint 3 % de la population française en janvier 2016, selon un sondage de TerraEco. Le sujet fait souvent la une des journaux, notamment lors des publications de nouvelles vidéos par L214. Le travail de sensibilisation est fait, mais arrêter de manger de la viande est compliqué voire inenvisageable pour certaines personnes.