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dimanche 29 janvier 2017

MANGER DU CADAVRE..

 

 EN FAIT SI VOUS ETES VIANDARD C' EST VOTRE CAS BIEN SUR..

ET LE CADAVRE C' EST PLUTOT REPUGNANT NON???

ALORS POURQUOI CONTINUER??


 Article un peu vieux.. mais le livre est encore   en vente sur amazon..

 sans aucun doute instructif..

Omerta sur la viande, un témoin parle (Grasset), le livre de Pierre Hinard

 

Votre livre dénonce les travers peu ragoûtants des «usines à viandes», que retrouve-t-on de pire dans nos assiettes?

Evidemment, et heureusement, cela ne concerne qu’une partie de la production, mais dans les faits, j’ai vu des viandes vertes, puantes, parfois bourrées d’asticots et qui, au lieu de finir à la benne comme je l’avais ordonné, ont été transformées en steaks hachés, ceux-là même qui finissent dans l’assiette des enfants. Et des steaks taillés dans les invendus d’une grande surface, eux aussi bons pour la poubelle, être expédiés à une chaîne de restauration plus de quarante jours après l’abattage des bêtes -au lieu du délai de huit jours prévu par la loi. Sans compter les viandes congelées, décongelées et recongelées au mépris de la chaîne du froid, l’absence de traçabilité, le trafic d’étiquetages et autres joyeusetés.

On a du mal à concevoir que ces viandes passent au travers des contrôles sanitaires, la chaîne est-elle corrompue à tous les échelons ?

Bien sûr! Les clients, grande distribution, chaînes de restauration, fast-foods et sociétés agroalimentaires qui fabriquent les plats cuisinés, tous ferment les yeux pourvu qu’ils achètent leur viande au prix le plus bas. Ils n’hésitent pas à nourrir les vaches avec des céréales et du soja, alors qu’elles devraient être nourries à l’herbe et au foin. On vous fait passer des vaches laitières, usées jusqu’à la corde et qui ne sont pas des races à viandes, et du cheval pour du bœuf de qualité supérieure! L'industrie ne tire pas les enseignements du passé, la vache folle ne les a visiblement pas calmés.