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vendredi 6 janvier 2017

CANARDS... CA BOUME POUR LES ABATTOIRS...

SOURCE ET SUITE
 
 LES ELEVEURS PLEURENT.. PAS POUR LES BETES BIEN SUR.. OU SI PEU, MAIS POUR LEUR PORTE MONNAIE
 MOI JE PARIE QUE CE SERA UNE OPERATION POSITIVE.... L' ETAT EST GENEREUX QUAND IL VEUT CONSERVER LES INUTILES NUISIBLES...


Hier, l'abattage dans les exploitations de canards et oies de 150 communes du sud-ouest entrait en vigueur. Jour 1, donc… et étape supplémentaire d'une crise relancée il y a plus d'un mois.
Dès hier, les camions ont circulé en nombre entre les élevages de canards et oies et les abattoirs, dans les quatre départements du sud-ouest les plus fortement touchés par la grippe aviaire. «L'administration détermine quels élevages il faut dépeupler et nous agissons, indique Jean-Pierre Lamothe, cogérant de l'abattoir du Puntoun, à St-Martin, l'une des quatre structures du sud-ouest qui participe à l'abattage. Nous nous occupons uniquement des élevages qui n'ont pas la grippe aviaire : les animaux sont transportés jusqu'à notre abattoir et sont tués ici. Ensuite, ils vont dans un centre d'équarrissage. Pour les élevages où il y a des cas avérés de grippe aviaire, la façon de faire est différente».
Denise Peres, de l'EARL du même nom à Bars, dans le Gers, peut en témoigner : «Le jeudi avant Noël, l'équipe d'abattage est arrivée dans mon élevage contaminé. Je ne suis pas allée voir, je ne voulais pas voir ça… c'est dégueulasse. Il faut fuir, ne pas regarder, ça fait trop mal. Mais je sais que certains canards ont été gazés et d'autres électrocutés. Tous les gens qui interviennent sont cagoulés, vous ne leur voyez que les yeux !»
Quelques jours après, sa voisine Solange Mendousse a dû elle aussi faire face à un abattage : «Mes 5 500 canards n'étaient pas contaminés, mais les services vétérinaires ont demandé leur abattage. Les derniers animaux sont partis hier (mercredi, N.D.L.R.)» L'élevage étant sain, les palmipèdes sont transportés vivants jusqu'à l'un des quatre abattoirs réquisitionnés par les autorités. «C'est sûr que les voir partir, ça m'a fait quelque chose. On ne travaille pas pour voir partir nos canards comme ça… Sans compter qu'on a plus grand-chose pour vivre !»