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jeudi 15 décembre 2016

ABATTOIRS CAMERAS DE SURVEILLANCE.. CE SERA NON!!!!






C' EST VRAIMENT UNE MAUVAISE JOURNEE
 LA AUSSI ON AVAIT FAILLI Y CROIRE...
 MAIS NON....LES SALARIES (LES PAUVRES....) ONT EU GAIN DE CAUSE............


Trop coûteuse, mettant une pression sur les salariés, la mesure qui proposait de placer des caméras de surveillance dans les abattoirs vient d’être rejetée par les députés réunis en commission.
Les députés réunis en commission ont donc rejeté l’une des mesures phares de la proposition de loi « relative au respect de l’animal en abattoir, pilotée par Olivier Falorni à la suite des maltraitances révélées dans des vidéos tournées clandestinement dans des abattoirs français. La proposition de loi, déposée en septembre dernier, préconisait 65 mesures pour diminuer la souffrance animale en abattoir.
C’est sur proposition de certains écologistes, des centristes et LR, que l'article visant à rendre obligatoire l'installation de caméras dans toutes les zones des abattoirs où des animaux vivants sont manipulés a été supprimé.
Jugeant le texte "complètement vidé de sa substance, presque massacré", M. Falorni a voté contre la proposition de loi réécrite, cependant adoptée grâce aux voix socialistes. Les élus LR, UDI et certains EELV se sont abstenus. Alors que "cette mesure est plébiscitée par 85% des Français", le rapporteur a déploré dans un communiqué la position "extrêmement conservatrice de la commission" et "fermée" du ministère. La mesure serait trop coûteuse et mettrait trop de "pression" sur les salariés, selon ces élus. Les socialistes s'y sont également opposés.
En septembre, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'était dit favorable aux caméras de surveillance dans les abattoirs, "dans le respect des salariés".
L'opposition a aussi obtenu la suppression d'un autre article qui aurait autorisé les parlementaires à visiter les établissements d'abattage de façon inopinée, éventuellement accompagnés de journalistes titulaires de la carte d'identité professionnelle. "On n'est pas là pour faire les cowboys !" a lancé Philippe Le Ray (LR), agriculteur, Thierry Benoit (UDI) jugeant la disposition "invraisemblable".
Le texte prévoit la mise en place d'un Comité national d'éthique des abattoirs et d'un comité local de suivi de site auprès de chaque abattoir. Pour les abattoirs de boucherie de plus de 50 salariés, la présence permanente d'un agent des services vétérinaires aux postes d'étourdissement et de mise à mort doit être rendue obligatoire.
Les députés ont en revanche renforcé les sanctions pour "mauvais traitements" d'animaux dans les établissements de vente, toilettage, garde ou dressage.
Ils ont réintroduit une disposition du projet de loi Sapin II censurée par le Conseil constitutionnel, qui qualifiait de délit les mauvais traitements sur les bêtes en abattoir et dans les entreprises de transport.
Avec AFP