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mercredi 21 septembre 2016

SOUFFRANCE ABATTOIRS.. ON EN PARLE ENCORE... MAIS A QUOI CELA SERT IL????


IL SEMBLE QUE LA LOI NE VA PAS INTERDIRE L' ABATTAGE RITUEL.. DONC DE TTE MANIERE CES HORREURS D' ANIMAUX A MOITIE EGORGES VONT CONTINUER..

 

Des caméras étaient cachées à l’abattoir du Vigeant lors de l’Aïd el Kébir. Le film a été diffusé hier par L214, qui demande l’interdiction de l’abattage sans étourdissement préalable.
L'association L214 a diffusé hier une nouvelle vidéo choc, montrant l'abattage de moutons à l'occasion de l'Aïd el Kébir, le 12 septembre dernier, tournée à la Sodem Covimo au Vigeant. On voit notamment des animaux à la gorge tranchée se débattre encore lorsque les ouvriers les manipulent et les suspendent par les pattes arrières.

Ce film appuie le lancement d'une pétition contre l'abattage sans étourdissement préalable : « Malgré le renforcement annoncé des contrôles, force est de constater que les animaux continuent de mourir dans des souffrances immenses, accentuées par plusieurs infractions à la réglementation », déclare l'association, qui annonce le dépôt d'une plainte.
L214 ne vise cependant pas spécifiquement la Sodem Covimo. Son communiqué désigne un « abattoir de Nouvelle-Aquitaine ». « Nous ne souhaitions pas focaliser sur un site en particulier, mais parler d'une situation générale, explique un porte-parole de l'association. Ce genre d'actes, voire pire, peuvent se retrouver en différents endroits. »
Attention, les images de la vidéo ci-dessous peuvent choquer.

 VOIR SUR LA SOURCE

« Nous faisons les frais de cette opération de communication, déplorent Hervé de Monvallier, président de la Sodem Covimo et Olivier de la Rochethulon, directeur. Le jour de l'Aïd nous étions parfaitement dans les clous de la légalité. Sept agents de la Direction départementale de protection des populations étaient présents pour s'assurer que les opérations se déroulaient normalement. »
Les dirigeants de l'abattoir rejettent vigoureusement les accusations de maltraitance suggérée par les images : « Quand l'animal a une réaction nerveuse, ce n'est plus de la vie ou de la conscience, il est resté assez longtemps immobilisé après l'égorgement. L'inconscience est vérifiée. Notre intérêt n'est pas que l'animal souffre. Nous avons des salariés référents pour la protection animale. »
L'abattage rituel mené à cadence industrielle est-il compatible avec les considérations de souffrance animale ? « C'est un autre problème et ce n'est pas à nous de le résoudre, répondent Hervé de Monvallier et Olivier de la Rochethulon. Les conclusions de la commission d'enquête parlementaire donneront lieu ou non à une loi : quoi qu'il en soit on s'y conformera. En espérant que la règle soit la même pour tout le monde parmi nos voisins européens. » Le marché halal représente 20 % de l'activité de la Sodem Covimo, plus gros abattoir ovin de France avec 106 salariés et 450.000 animaux abattus chaque année (5.400 le 12 septembre dernier).