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dimanche 24 juillet 2016

POINT DE VUE

SOURCE ET SUITE
 UN PEU CONFUS MAIS QQ BONNES INTENTIONS..


Ces temps où les humains s'étripent volontiers entre eux, ces époques où sous prétexte de ballon rond, on se tape dessus carrément, voient se manifester des idées pacifiques selon lesquelles les animaux devraient cesser d'être maltraités par l'homme : c'est heureux. Certains vont même jusqu'à dire qu'il faut arrêter de les exploiter : il ne faut pas dérober le miel des abeilles, il faut cesser de se chausser de cuir et de se vêtir de laine, car cela signifie qu'on a volé leurs peaux aux vaches et leur laine aux moutons. Les œufs seraient à proscrire de même que le caviar qui coûte la vie aux esturgeons. Sans parler du foie gras qui plaît à tous sauf aux canards.

Tuer des animaux pour manger leur viande est une horreur sans nom. Il ne faut se nourrir que de végétaux. L'homme est doté d'une dentition et d'un système digestif qui ne sont pas ceux d'un carnivore, pas plus d'ailleurs que d'un herbivore. Il faut bien l'admettre, nous sommes des omnivores comme le cochon ou le canard. Et cela ne nous a pas trop mal réussi depuis quelques millions d'années. C'est même, paraît-il, la consommation de viande qui aurait contribué au développement dans notre crâne d'un cerveau capable de nous permettre de dominer les autres animaux pourtant, physiquement, mieux armés que nous. Adieu chevaux de course, bœufs de trait, chiens de garde, vaches laitières devenues vaches à lait, vers à soie, chats de gouttières, singes savants, sans parler du chien de faïence ou de fusil, du lion de Belfort, du lapin posé sous l'orme, de l'écureuil banquier. Et pour nos amis aficionados : on a vu plus de toros faire le tour d'honneur dans l'arène que de bœufs faire le tour de la cour de l'abattoir sous les acclamations des bouchers.