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lundi 20 juin 2016

UN FILM ART ET ESSAI QUI SE MET DANS LA PEAU D' UN VEAU VERS L' ABATTOIR ............BELLA E PERDURA


 Veau buffle




 CREDIT PHOTO  

 JE DOUTE QUE LES VIANDARDS D' ICI MONTRENT CE FILM MAIS... PT ETRE AUREZ VOUS PLUS DE CHANCE LA OU VOUS VIVEZ...
 A NE PAS MANQUER A MON AVIS..
D' AUTANT QUE C' EST LE VEAU QUI PARLE................... BON POINT!!!
 

Bella e perduta : l’animalisme s’invite dans les salles art et essai
Bella e perduta, de Pietro Marcello, sort dans une petite dizaine de salles en France, et il vous sera sans doute considérablement plus simple de l’attraper si vous habitez Paris ou même Lille, que si vous vivez heureux (et caché) au fin fond du Vercors. Ceci étant dit, il n’est pas exclu que les cercles animalistes locaux qui auraient envie de causer antispécisme à l’occasion d’un petit ciné-club bien senti n’en organisent une projection chez eux : dans La Boca del Lupo, son précédent film sorti en 2009, Pietro Marcello, s’intéressait à l’amour entre deux ouvriers, dont un transsexuel ; d

Dans Bella e perduta, c’est la représentation de la condition animale qui relaie les thèmes d’oppression et de marginalité qui lui sont chers.
Bella e perduta pourrait se décrire comme une adaptation antispéciste de Don Quichotte : avec un polichinelle de carnaval dans le rôle de Quichotte et un jeune buffle dans celui de Sancho, son écuyer, humble, néanmoins éduqué. Or ce veau, nommé Schiarpone, n’est pas là à titre de métaphore de l’humain ou même de la nature, comme on aurait pu s’y attendre : il est traité en tant qu’animal. Et toutes les critiques du film que vous pourrez lire qui ne parleront que de la symbolique politique du film en occulteront au moins la moitié : sa moitié animaliste. C’est peut-être la même logique qui poussa récemment Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, à évoquer la condition des bêtes d’abattoir dans l’un de ses discours : tout soupçon de stratégie électoraliste mis à part, il ne le faisait pas à titre de métaphore du prolétariat, mais bien parce qu’il parlait des animaux de chair et de sang qu’on envoie à l’abattoir chaque jour, par millions.
Parce que cela entre dans le cadre du portrait d’un homme et d’une région, Marcello mêle certes le souci des animaux au souci de la condition humaine.Mais, un peu comme chez Mélenchon, les moments où la caméra épouse le point de vue de l’animal, loin d’être des gadgets, sont également l’expression d’une attention sincère portée au veau, regardé en tant qu’animal unique et profond, pas seulement traité comme une image. On savait qu’Hollywood s’intéressait de près à l’antispécisme (coucou L’Odyssée de Pi, Noé, Le Livre de la Jungle), on découvre à présent que le cinéma d’auteur s’y met – et, soit dit en passant, il se pourrait même que le cinéma de non-auteur, style Camping 3, nous réserve quelques surprises : la végétarienne Mylène Demongeot, au casting de ce clinquant navet annoncé, en a organisé une avant-première au Refuge de l’Arche, véritable havre animaliste situé en Mayenne, et soutenu entre autres par Michel Drucker (végétarien itou).