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mercredi 29 juin 2016

ESPAGNE OPPOSITION DE PLUS EN PLUS IMPORTANTE CONTRE LES CORRIDAS, MAIS LA LUTTE EST DIFFICILE...

SOURCE ET SUITE

 

Les activistes espagnols ont multiplié les mobilisations ces dernières années pour faire disparaître les activités « culturelles » liées à la maltraitance des animaux.

La région de Castille et León a confirmé mardi l'interdiction d'une fête populaire très polémique, le « Toro de la Vega », au motif de la récente réglementation régionale qui prohibe « la mise à morts de taureaux en public lors de fêtes taurines populaires et traditionnelles ». Le village de Tordesilla de la Vega, espérait obtenir une dérogation pour pouvoir célébrer les festivités traditionnelles qui, chaque mois de septembre, culminent par la mise à mort particulièrement cruelle d'un taureau poursuivi à coups de lances par les jeunes du village.
Mais les associations de défense des animaux semblent avoir eu raison de cette « tradition » considérée comme barbare et déphasée. Les activistes, qui rencontrent un appui grandissant dans la population, ont multiplié les mobilisations ces dernières années pour rayer des activités « culturelles » liées à la maltraitance des animaux et s'opposent à la mise à mort dans les corridas.
Dans les milieux de la tauromachie, on observe avec préoccupation l'influence des associations qui ont déjà provoqué la baisse des subventions publiques et même fait voter l'interdiction des corridas dans la région de Catalogne. Les professionnels du secteur défendent une industrie culturelle aux intérêts tant écologiques qu'économiques, et très rentable. Elle rapporte 1,6 milliard d'euros par an et génère 57.000 emplois, selon un rapport de l'association des entrepreneurs du monde taurin. Malgré ces chiffres, les traditions se perdent et les corridas ne touchent plus qu'un public vieillissant d'aficionados. Et les enquêtes d'opinion signalent que, plus que de l'hostilité, c'est surtout de l'indifférence qu'elles provoquent chez les jeunes Espagnols.