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mardi 5 avril 2016

OABA SE RAPPROCHE DE LA COMMISSION EUROPEENNE POUR QU' ELLE INTRODUISE UN MANQUEMENT CONTRE L' ETAT FRANCAIS!!!!!!!!!!!!!


SOURCE ET SUITE

L’abattage des animaux d’élevage est actuellement au centre de toutes les préoccupations. Députés, sénateurs, sénatrices, politiques, journalistes, écrivains, philosophes, vétérinaires, associations de défense animale et simples citoyens sont sur les dents.
Les pétitions pullulent – les lettres ouvertes se font à onze ! (Lettre à Manuel Valls du 26 février, par onze associations de protection animale) -, tribunes diverses, déclarations tonitruantes, les trois vidéos choquantes sur les abattoirs d’Alès, du Vigan et de Mauléon, miraculeusement médiatisées (combien d’autres dans les tiroirs qui ne sortiront jamais), semblent faire l’effet d’un coup de tonnerre. Vraiment ?
Il est permis d’en douter, car Manuel Valls, dans sa réponse en date du 22 mars à la lettre des onze, a sacrément botté en touche.
L’OABA (Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir), dont le président est monsieur Jean-Pierre Kieffer, vétérinaire, souligne dans un communiqué du 23 mars le fait que « les services de M. Valls semblent même ignorer jusqu’à l’existence du règlement européen 1099/2009 sur la protection des animaux lors de leur mise à mort en abattoirs puisqu’ils citent la directive de 1998 sur… l’élevage ! »
Dans la même lettre, ces mêmes services pérorent en annonçant que 60 agents seront recrutés au sein des services vétérinaires en 2017 après 120 postes créés en 2014 et 2015, passant sous silence la suppression de 1.000 postes entre 2004 et 2014 !
Cette réponse est tellement inconsistante qu’elle a convaincu l’OABA de se rapprocher de la Commission européenne pour qu’elle introduise un recours en manquement contre l’État français. 


Stéphane Le Foll (celui qu’on envoie au charbon) ne fait pas mieux que son chef puisqu’il a proposé, le 31 mars, des mesures qui existent déjà : le salarié référent de la protection animale existe depuis janvier 2013, dans 227 abattoirs sur 263 ! C’est d’autant plus scandaleux que les solutions existent et sont connues. L’AFAAD (Association en faveur de l’abattage des animaux dans la dignité), petite association toute jeunette par rapport à son aînée l’OABA (cinquantenaire), les indique très clairement :
– Amélioration drastique des inspections des services vétérinaires dans les abattoirs : augmentation des effectifs, contrôle non seulement post mortem (sanitaire), mais également ante mortem, contrôles renforcés lors des pics d’activité (période de Noël, de Pâques, période estivale, pendant lesquelles ils ont massivement recours à du personnel intérimaire mal formé ou non formé).
– Une meilleure formation des personnels de l’abattoir, pas seulement théorique (on ne s’improvise pas « tueur »).
– La vidéosurveillance, qui peut être un outil au service de l’amélioration du travail des services vétérinaires pour identifier et sanctionner les abus.
– La mise en place de sanctions exemplaires, rapides et dissuasives.
En dernier lieu, on ne peut éluder la question de l’abattage rituel en France (halal et viande cachère), pratique cruelle (oui, osons le dire) qui a des répercussions sur l’abattage conventionnel : en effet, comment faire comprendre, par exemple, à un employé le soin qu’il doit apporter à l’étourdissement quand, en même temps, il abat des animaux rituellement ? Les trois abattoirs visés le pratiquaient.
La commission d’enquête sur les conditions d’abattage du député Olivier Falorni, validée le 22 mars dernier à l’Assemblée nationale, ne manquera pas de relever tous ces points. Mais qui aura le courage politique de prendre ensuite les mesures qui s’imposent ?