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vendredi 29 avril 2016

L214 ... QUI SONT ILS?? UNE PETITE SOURIS A VU LEUR CUISINE

 MENACES MAIS LE COMBAT CONTINUE!! BRAVO!

Pour les feuilletés apéro, Sébastien découpe méticuleusement les saucisses. Brigitte s'attelle à la préparation du haché pour les lasagnes. Dans la cuisine de l'appartement lyonnais du couple de quadragénaires, c'est un festin de viande qui semble se préparer.
Mais les emballages viennent moucharder : les chipolatas sont de soja et le haché de légumes ! Sur le frigo, l'autocollant apposé confirme : « je ne mange pas d'animaux ».

Voilà maintenant vingt ans que les tourtereaux, tombés amoureux sur les bancs du lycée, ont progressivement renoncé à la viande, au poisson, puis à tout produit animal, lait, beurre et œufs compris. Mais leur militantisme dépasse très largement les murs défraîchis du trois-pièces qu'ils occupent avec leurs deux ados. Les vidéos chocs diffusées par leur association L214 dévoilant l'intérieur des abattoirs font l'effet de coups de tonnerre dans la filière comme dans l'opinion. La dernière, montrant un agneau écartelé vivant à l'abattoir de Mauléon-Licharre dans les Pyrénées-Atlantiques, a été visionnée un million de fois. Et a provoqué la colère du ministre de l'Agriculture qui a ordonné une enquête sur les 260 lieux d'abattage français.

Ils sont l'objet de nombreux procès

« Il y a quelques années, on était considérés comme des ayatollahs vegans, extrémistes et radicaux. Aujourd'hui, on nous dit que l'on est à l'avant-garde d'un combat », explique Brigitte, prof de physique de 43 ans qui s'est mise en disponibilité de l'Education nationale pour se consacrer à la cause animale.............
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 ...................« Je l'ai suivi, c'était une évidence », reprend Brigitte. Alors même si des menaces, par mail et par SMS, commencent à leur parvenir, les époux ne comptent pas en rester-là. Ils sont en train de faire certifier les nouvelles vidéos qu'ils reçoivent et viennent de commander un drone. Pour montrer, vues du ciel, les conditions d'élevage de nos animaux. « Ça risque de secouer », préviennent-ils.