Loading...

jeudi 4 février 2016

PROCES CRUAUTE ANIMALE , LE PROCES BRETAGNE

 

 DANS MON COURRIER AUJOURD' HUI:

le procès s’est tenu mardi

Mardi à Brest, s’est tenu le procès du couvoir breton dont les pratiques avaient été révélées en vidéo par L214, en novembre 2014. Sur ces images, des centaines de poussins étaient étouffés dans des sacs poubelle, ou jetés vivants dans une vis sans fin, où ils agonisaient lentement.
Le substitut du procureur a requis une peine de 30 000 euros (dont 15 000 avec sursis) et 5000 euros d’amende pour le couvoir, ainsi que 6 mois avec sursis pour le président de l’établissement. Le délibéré aura lieu le 8 mars prochain. L214 s'est portée partie civile.
De nombreux médias se sont fait écho de l'affaire, diffusant au plus grand nombre une vérité tenue à l'abri des regards. 
Le sacrifice de milliers de poussins en surnombre ou invendus est une pratique avérée dans les couvoirs. Leur mise à mort par broyage est légale et quotidienne. Aussi horrible que soit cette réalité, dans ce couvoir breton, les méthodes illégales employées prolongeaient d’autant plus l'immense souffrance de ces animaux.
Au delà d’une condamnation de l’établissement, L214 souhaite, par ce procès, faire la lumière sur la réalité de l’élevage en France. La tuerie en masse des poussins en couvoir concerne tous les modes d’élevage, industriels ou alternatifs, des poulets dits “de chair” et des poules dites “pondeuses”.
N'oublions pas que nos choix de consommation déterminent le sort des ces animaux. Merci d'être à leurs côtés.
L'équipe de L214

 

 

 

Les pratiques du couvoir St François

SOURCE ET SUITE

 

 

Les images diffusées par L214 ont été fournies par un employé qui a voulu témoigner. Ce témoignage est confirmé par les nombreuses auditions d’autres employés entendus dans le cadre de l’enquête préliminaire ainsi que par des documents obtenus lors d’une perquisition conduite dans les locaux du couvoir.
Concernant l’étouffement des poussins dans des sacs poubelle, un procès verbal tiré du dossier pénal indique :
« sur l’ensemble des factures fournies par le couvoir Saint François pour l’année 2014, concernant la vente de poussins morts nous obtenons les informations suivantes :
103 sacs de 500 poussins morts, donc étouffés, ont été vendus soit 51 500 poussins.
Suivant les déclarations obtenues lors des auditions, il y a aurait également des sacs de poussins donnés. Nous ne pouvons les quantifier. »
Par ailleurs, très souvent, les poussins n’étaient pas directement broyés par un dispositif légal mais directement aspirés vivants par une vis sans fin. Ainsi un employé déclare : « théoriquement ça [les poussins] passe dans l’euthanasieur, mais là sur la vidéo ça passe directement dans la vis, comme la plupart du temps d’ailleurs. »
Un procès verbal indique : « en conclusion, il est établi que le broyeur ne répond pas aux exigences réglementaires en matière de protection animale. L’utilisation directe de cette machine, sans avoir tué les poussins au préalable, entraîne une souffrance animale certaine. »

Pourquoi des poussins sont tués dans les couvoirs ?

Poules pondeuses et poulets de chair actuels sont issus d'une sélection génétique de l'industrie visant soit le meilleur taux de ponte, soit la croissance musculaire la plus rapide. Aussi, les deux espèces sont très différenciées et les poussins mâles de race « pondeuse », non rentables, sont systématiquement tués - quel que soit le mode d’élevage, plein air et bio compris. En France, 7 couvoirs ont fait éclore 54 millions de poulettes en 2013. Environ autant de poussins mâles ont été tués le premier jour de leur vie.
Une partie des poussins « de chair » sont également triés selon leur sexe et tués dans les couvoirs suivant les demandes des élevages, tout comme les poussins jugés non conformes ou invendus.

Les mises à mort hors abattoir : promesses non tenues.

Suite à la diffusion par L214 des images de mise à mort des poussins dans ce couvoir du Finistère, le ministère de l’agriculture annonçait une nouvelle stratégie visant à « faire évoluer les pratiques de "mise à mort des animaux en dehors des abattoirs" et "la question de la mise à mort des poussins dans les couvoirs, ainsi que ses alternatives” ».
Les images révélées en décembre dernier dans un couvoir de canatons, notamment pour la production de foie gras, montrent que la situation n’a pas évolué.