Loading...

jeudi 25 février 2016

FERME LAITIERE QUAND LA MERE EST-ELLE SEPAREE DE SON VEAU??? ET LE BIO????

 Pixabay



CREDIT PHOTO

Dès l’âge de deux ans, les vaches mettent bas d’un veau chaque année, conçu par insémination artificielle. Un veau a besoin à la naissance de 5L de lait par jour mais la sélection génétique a permis aux éleveurs des cheptels français traditionnels2 d’avoir des bêtes produisant jusqu’à 12 000L de lait sur toute leur lactation. Cette production démesurée serait comparable à un entraînement de 6 à 8 heures par jour pour un sportif de haut niveau3, ce qui leur provoque bien souvent des complications physiques comme les mammites.
Une séparation de la mère et de son petit peu maîtrisée
Dans la filière laitière, les petits sont systématiquement séparés de leurs mères afin de garder le lait pour la production. Parmi les nouveaux-nés chez les vaches, seuls 9% des mâles deviennent des bœufs et la moitié des génisses deviennent des vaches laitières. Les autres sont vite engraissés et abattus. Il en est de même pour les brebis et les chèvres.
Trois systèmes de séparation sont possibles :
  • dès la naissance et avant même que la mère ne voit le bébé ;
    Pixabay
  • 24h après la naissance ;
  • 10 jours après.
Cependant, les avis sont contradictoires et personne ne sait vraiment quelle est la « meilleure méthode »4. Et si nous considérons que les animaux sont des êtres « sentients », comme le conclut La Déclaration de Cambridge, cela devient paradoxal de concevoir qu’une séparation puisse se faire sans aucun traumatisme.
Des labels pour se repérer ?
La fin des quotas laitiers votée par l’Union européenne depuis avril 2015 a ouvert la voie aux industriels qui maîtrisent d’autant plus les volumes de production et les prix. Pour produire plus, les fermes françaises ont besoin d’augmenter le nombre de vaches dans leurs cheptels, qui tournent habituellement aux alentours d’une cinquantaine d’animaux. La folie de l’industrialisation de l’élevage -comme la ferme des 1000 vaches  – ne fait donc que commencer, et ce, bien souvent au détriment des animaux. Alors comment se repérer dans les produits ? Le label bio est-il suffisant pour garantir un bien-être animal ?