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vendredi 15 janvier 2016

AFICIONADOS JUGES ET CONDAMNES

SOURCE

 

Jusqu'à six mois de prison ferme ont été requis à l'égard d'aficionados accusés de violences commises contre des militants anti-corrida dans les arènes de Rodilhan.

Des peines allant jusqu'à six mois de prison ferme ont été requises par le ministère public à l'égard de 18 aficionados accusés de violences commises contre des militants anti-corrida en 2011 dans les arènes gardoises de Rodilhan.
Le procureur Alexandre Rossi a distingué, parmi les 18 prévenus pro-corrida jugés devant le tribunal correctionnel, « les plus virulents », notamment ceux qui ont eu « la volonté de blesser » avec une lance anti-incendie placée « à bout touchant » sur la tête d'un manifestant anti-corrida entravé.

Amendes ou prison ferme requises

Reprenant le cas de chacun des prévenus, il a réclamé une peine maximale de 15 mois de prison dont neuf avec sursis et une peine minimale de 400 euros d'amende.
Il a notamment requis une peine de 1 000 euros d'amendes à l'égard du maire de Rodilhan Serge Reder. Il a aussi requis deux mois d'emprisonnement avec sursis et 2 000 euros d'amende pour le seul poursuivi parmi les anti-corrida, Jean-Pierre Garrigues, président du Comité radicalement anti-corrida (Crac Europe), poursuivi en tant qu'organisateur d'une manifestation non autorisée.  
Le premier jour du procès jeudi, avait été marqué par les dénégations maladroites des prévenus à qui le président a dû souvent rappeler l'évidence à l'aide d'extraits de vidéos.

Le procureur évoque des « violences lâches »

Le procureur a parlé d'un « crime de foule », avec des « violences lâches » incluant des « coups de pied et de poings donnés quand la victime est de dos et à terre ».
« Des gens se sont fait fracasser alors qu'ils ne faisaient qu'empêcher la tenue d'un spectacle », a-t-il souligné, parlant pour les agresseurs de « forcenés », qui « ont largement profité de l'évènement pour libérer leur violence ». Et sont restés « insensibles à l'expression de la souffrance, aux cris et aux pleurs » des victimes.

Rappel des faits

Le 8 octobre 2011, des dizaines d'activistes s'étaient enchaînés au centre des petites arènes de Rodilhan en déclenchant des fumigènes rouge-sang, avant de scander, le poing levé, « abolition ! » ou « la torture n'est pas notre culture ! »
Ils avaient été frappés alors qu'ils étaient au sol, enchaînés et avaient été évacués avec brutalité parfois « par grappe » par des aficionados venus assister à la finale de « Graine de Toreros ».