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vendredi 30 octobre 2015

UN ABATTOIR SOUS SURVEILLANCE... ET LES AUTRES???

SOURCE ET SUITE AVEC VIDEOS

L'épisode fâcheux de l'abattoir d'Alès a provoqué une onde de choc. Les services vétérinaires surveillent des «manquements» au rituel de l'abattage halal à Villeneuve.
Dans l'attente d'une éventuelle reprise de l'activité — la décision doit intervenir le 3 novembre — l'abattoir de Villeneuve désormais sous administration judiciaire depuis sa liquidation en juillet est sous surveillance sanitaire. Hier et aujourd'hui, les services vétérinaires (DDCSPP) étaient sur place pour veiller au respect de l'abattage conventionnel mais portent une attention soutenue au rituel halal.
Ces mesures de précaution font suite à des «manquements» (dixit les services du préfet) observés par ces mêmes services dans les derniers mois. Cette méthode propre à la religion musulmane doit répondre à des protocoles, à des critères établis avec dérogation pour l'abattoir de Villeneuve-sur-Lot. De ces «manquements» évoqués en préfecture, il n'est pas usurpé de conclure que les règles établies n'étaient pas respectées dans leur intégralité. Les services de l'État ont ainsi souhaité prévenir avant d'intervenir.
Le 14 octobre dernier, l'abattoir municipal d'Alès a été fermé sur décision politique du maire à la suite de la diffusion d'une vidéo montrant bovins et moutons saignés sans être étourdis et en état de conscience. Le document et la polémique ont fait le tour de France des associations de protection des animaux.

Courrier

La préfecture a écrit à l'administrateur judiciaire sur la foi d'un rapport circonstancié des services vétérinaires. Et cette semaine s'est tenue une réunion entre techniciens, gérants et représentants de la communauté musulmane. Les jours qui suivent apparaissent essentiels pour le maintien de l'activité d'abattage halal au sein de l'établissement.
Cette activité prend une part non-négligeable dans le tonnage global d'un abattoir à l'équilibre financier fragilisé depuis dix ans. Le tribunal de commerce d'Agen a fixé à ce mercredi 28 octobre la date butoir de dépôt des candidatures pour la reprise de l'activité. Le juge-commissaire a dans un premier temps ordonné une poursuite d'activités jusqu'au 3 novembre, ce qui devait permettre à d'autres candidats de se présenter à la porte, mais aussi au seul candidat connu à ce jour d'affiner ses propositions. Ce candidat est la chambre d'agriculture accompagnée de deux professionnels de la boucherie, Quercy Bas Rouerge et Top Viandes. Président de la chambre consulaire, Serge Bousquet-Cassagne s'est refusé à tout commentaire avant l'audience du tribunal de commerce la semaine prochaine.