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lundi 17 août 2015

LA CONSOMMATION DE VIANDE MENACE LA PLANETE

 



SOURCE ET SUITE
 CREDIT PHOTO

 C' EST UNE EVIDENCE....
 COMME L' ON AIMERAIT QUE LES ELEVEURS SURTOUT CEUX QUI ONT DES ENFANTS  LISENT CET ARTICLE...

La croissance continue de la consommation de viande dans le monde constitue la plus importante menace pour la biodiversité. La pression sur les écosystèmes est telle qu’elle contribue à l’extinction d’espèces naturelles, conclut une nouvelle recherche universitaire américaine. Les scientifiques recommandent donc une réduction de l’alimentation carnée.
  La production mondiale a déjà été multipliée par quatre depuis 50 ans, passant de 75 millions de tonnes à plus de 300 millions de tonnes. Résultat : un citoyen issu d’un pays industrialisé consomme aujourd’hui 76 kilogrammes de viande par année (167 livres), contre 43 kilogrammes en moyenne dans le monde.
  Cette tendance lourde a bien sûr un impact majeur sur l’utilisation des terres. À l’heure actuelle, les pâturages nécessaires aux animaux accaparent déjà 70 % des terres cultivables sans compter 10 % uniquement pour la culture du grain nécessaire pour les nourrir. Et plus de 20 % de toute l’eau consommée sur terre sert à la culture de ce même grain.
  Or, la croissance de la population mondiale — qui doit atteindre 9 milliards de personnes en 2050 — s’accompagne aussi d’une hausse marquée de la demande pour la viande d’élevage. Qui plus est, souligne l’étude, cette augmentation se fait surtout ressentir en Asie, en Afrique et en Amérique latine. L’exemple le plus frappant est celui de la Chine, où la consommation de viande a quadruplé depuis 40 ans.
  En se basant sur les données de la FAO, les chercheurs ont évalué quelle pourrait être la croissance de la demande de terres dans ces régions pour subvenir à l’industrie de la production de viande. « D’ici 2050, en se fiant aux tendances actuelles, ces pays devront augmenter la superficie des terres consacrées à l’élevage de 30 % à 50 % », soulignent les auteurs de l’étude publiée dans Science of the Total Environment et intitulée « Biodiversity conservation : The key is reducing meat consumption ». Cela équivaut à trois millions de kilomètres carrés.