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samedi 2 mai 2015

BREF SURVOL DE LA LOI AG AGAG...

LES LOIS AG AGAG CAR EN FAIT CHAQUE ETAT POND SA PROPRE LOI..
 DONC UN SURVOL  DE LA SITUATION, QUI CHANGE REGULIEREMENT SELON LE CHANGEMANT POLITIQUE DES DECIDEURS.
 LA LOI QUI N' ETAIT PAS PASSEE PAR EXEMPLE EN CAROLINE EST EN TRAIN DE REVENIR..
C' EST UNE GUERRE SANS MERCI ENTRE CEUX QUI TENTENT DE DENONCER ET DE PROTEGER LES ANIMAUX (ET NOUS EGALEMENT CAR SOUVENT LES ELEVAGES QUI SE CACHENT ONT DES PRATIQUES PEU AVOUABLES, QUI NUISSENT A LA QUALITE DES PRODUITS...)  ET LES LOBBIES QUI COMPTENT BIEN MUSELER LES RAPPORTEURS/OBSERVATEURS DE  MALTRAITANCES SOUVENT EXTREMES...

 SOURCE ET SUITE

»Je me dis souvent que si nous n’avions pas accepté, depuis des générations, de voir étouffer les animaux dans des wagons à bestiaux […] personne, pas même les soldats chargés de les convoyer, n’aurait supporté les wagons plombés des années 1940-1945 ». Je voudrais imaginer comme Marguerite Yourcenar que cette époque est bientôt révolue malheureusement une douzaine d’Etats américains nous démontrent le contraire à travers l’adoption de lois scélérates surnommées « agriculture bâillonnée » (« ag-gag » en anglais) actuellement débattues dans les Etats de l’Arkansas, la Californie, l’Indiana, le Nebraska, la Pennsylvanie, le Tennessee et le Vermont. Elles ont déjà été adoptées il y a un an dans l’Iowa, l’Utah et le Missouri. Grâce au travail des associations de la cause animale et des organismes veillant à la sûreté sanitaire comme le Food and Water Watch, ces lois ont reporté dans le New Hampshire, le Nouveau-Mexique et le Wyoming. Nos partenaires de Mercy for Animals (Faeryland) mais également The Humane Society of the United States et PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) font un excellent travail d’information depuis des années outre-atlantique. Les images chocs filmées par ces associations de protections animales ont à juste titre scandalisé l’Amérique. Les tortionnaires et autres éleveurs sadiques ont été condamnés, mais les industriels de l’agro-alimentaire ont rapidement réagit sous la houlette de l’American Legislative Council (ALEC : http://alecexposed.org/w/images/f/f5/7K13-The_Animal_and_Ecological_Terrorism_Act_%28AETA%29_Exposed.pdf). Ce lobby conservateur connu pour ses travaux législatifs controversés  telle que la loi « Stand your Ground » (Défends-toi) qui autorise tout citoyen à utiliser la force, jusqu’au meurtre, s’il se sent menacé. L’American Legislative Council qui déjà en 2002, avait pondu l’Animal and Ecological Terrorism Act (AETA), qui interdisait de pénétrer dans une ferme pour prendre des photos ou vidéos avec l’intention de porter atteinte à l’image de l’établissement ou de son propriétaire. Ce qui explique en partie que l’Animal Liberation Front (ALF) et l’Earth Liberation Front (ELF) soient considérées par le département de la Sécurité intérieure des États-Unis comme menace terroriste depuis janvier 2005. L’ALF et L’ELF sont les principaux mouvements « éco-terroristes » qui constituent « la première menace de terrorisme intérieure » selon le FBI. Une douzaine d’Etats américains ont donc proposé ou adopté des lois criminalisant la dénonciation des tournages  dans les élevages et abattoirs. Ces législations interdisent de filmer ou de prendre des photos secrètement au sein de fermes d’élevage et de postuler pour un emploi dans l’un de ces établissements sans divulguer des liens avec des groupes de défense des animaux. Un délit désormais punissable d’un an d’emprisonnement et de 1 500 dollars d’amende (Utah). Elles obligent aussi les associations à livrer les films dénonçant des abus aux autorités dans les 24 ou 48 heures qui suivent leur réalisation. En Arkansas, on propose d’interdire à quiconque d’autre que les autorités d’enquêter sur les animaux. La plupart de ces projets de loi punissent non seulement les militants qui prennent des photos et des films, mais aussi les médias et les organisations de défense des droits des animaux qui diffusent les documents. Nathan Runkle, directeur exécutif de Mercy for Animals, interrogé par ABC  précise à juste titre : « Ces projets de loi pourraient créer un précédent dangereux dans le pays en fermant les portes de fermes d’élevages industriels et en permettant aux abus d’animaux, aux atteintes à l’environnement, et à la contamination de la nourriture de passer inaperçus ». Je suis désolé pour Marguerite Yourcenar mais nous sommes condamnés encore pour longtemps à regarder passer les wagons plombés des animaux.