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samedi 11 avril 2015

CONSOMMATION DE PRODUITS ANIMAUX, ETUDE

SOURCE ET SUITE

 

Symbole de prospérité durant les 30 glorieuses, la consommation de produits animaux fait aujourd’hui question. Les productions animales ont des conséquences néfastes sur l’environnement et les animaux élevés. Elles sont donc de plus en plus critiquées par les écologistes et, de manière plus radicale, par les défenseurs des animaux, dont je fais partie. Voyons donc comment a évolué la consommation de ces produits, et pourquoi.

Consommation de viande en baisse
En France, la consommation de viande a augmenté jusqu’aux années 1990. Depuis elle a baissé de 106 kg équivalents carcasse par habitant en 1990 à 89 kg équivalents carcasse par habitant en 2012. 1,3 kg équivalent carcasse correspond grosso modo à 1 kg de viande commercialisable.
Autres viandes = cheval, lapin, gibier et abats. (GraphAgri France 2014, Prix, revenus, dépenses et consommation des ménages, p. 8)
Après une hausse soutenue de la consommation de toutes les viandes entre 1960 et 1980, la hausse est plus faible dans les années 1980. Mais surtout, on observe une modification de la structure de la consommation. Auparavant, bœuf et porc étaient, au coude à coude, les deux viandes les plus consommées, et la consommation des "autres viandes" (cheval, lapin, gibier, abats) dépassait un peu celle de volaille, ces deux catégories étant toutefois d’importance comparable.
Depuis 1980 environ, la consommation de bœuf et surtout celle des "autres viandes" est en déclin, tandis que la viande de porc est devenue de loin la plus consommée. La consommation de viande de volaille, essentiellement celle de poulet, a connu une hausse spectaculaire, dépassant récemment celle de bœuf.
Les laitages et les œufs
( op. cit., p.9)
C’est surtout le lait liquide et le beurre dont la consommation baisse, tandis que la consommation de desserts à base de lait progresse jusqu’en 2010.
Les animaux aquatiques
Évolution de la consommation d’animaux aquatiques depuis 1998 [1] :
Parmi tous les produits animaux, c’est la consommation de chair d’animaux aquatiques qui a connu la hausse la plus marquée. Elle était de 18 kg équivalents poids vif en 1960 ; elle est passée à 34 kg équivalents poids vif en 2001. Elle stagne depuis autour de ce chiffre.
Pourquoi la consommation de viande baisse-t-elle ?
Le prix
Pour expliquer la baisse de la consommation de produits animaux d’une année sur l’autre, le facteur prix est systématiquement avancé par les rapports du ministère de l’Agriculture. Ce paramètre joue indubitablement : depuis quelques années, le prix des viandes augmente plus vite que le prix des autres produits alimentaires [2] (base 100 = 1998) :
L’élasticité prix était en 2009 de -1,9 pour le bœuf, -1,4 pour la volaille et -1,2 pour le porc [3]. D’un point de vue écologique, c’est une bonne nouvelle que la consommation de bovins soit la plus sensible au prix.
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Progression du végétarisme ?
Même s’il est difficile de trouver des statistiques fiables, il existe de bonnes raisons de penser que le nombre de végétariens augmente en France : multiplication du nombre des restaurants végétariens dans l’hexagone (y compris des restaurants 100 % végétaliens), diversification des produits végétariens disponibles dans les magasins, visibilité médiatique du végétarisme et du véganisme (boycott des produits issus de l’élevage, y compris lait, œufs, cuir, etc.), multiplication des débats sur la question animale et des enquêtes sur la réalité de l’élevage. Cela a sans doute contribué à la baisse de la consommation des produits animaux.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-129753-evolution-de-la-consommation-de-produits-animaux-en-france-1110203.php?dPpyUZYd5D3myEpx.99