mercredi 17 décembre 2014

OSTEOPATHE POUR ANIMAUX

SOURCE
 D' AILLEURS MON CHIEN A UNE SEANCE DEMAIN APRES MIDI, LA QUATRIEME, POUR UNE ARTHROSE DE LA HANCHE.... ET IL ME SEMBLE QU' IL Y A DES RESULTATS.. A SUIVRE JE VOUS TIENDRAI AU COURANT.

Mardi, Maud-Victoire Rialin a repris la route. Direction les Landes. Ostéopathe animalière depuis début novembre, cette jeune Gueugnonnaise a opté pour l’itinérance. Un choix de vie idéal pour enrichir ses connaissances en la matière. Au détour de ses expériences, elle partage, affine son expertise, décèle de nouvelles méthodes. À première vue, Maud-Victoire n’a pas forcément le physique de l’emploi. Elle en sourit : « Non, il n’y a pas besoin d’être Terminator pour faire ça ! » La dimension physique de sa mission n’est pourtant pas négligeable, surtout quand il s’agit d’examiner la patte arrière d’un cheval. À la découverte de ce qui est devenu aujourd’hui son métier, elle a déjà essuyé un coup de sabot et quelques griffures. Rien de bien méchant selon elle : « Ce travail requiert davantage d’endurance et surtout beaucoup de concentration. Et il faut simplement faire plus d’efforts si l’animal bouge beaucoup. » En cela, les équidés ont plutôt l’habitude d’être manipulés. Les chiens, beaucoup moins…

Des études en Angleterre

Aujourd’hui âgée de 25 ans, la jeune femme a grandi dans le quartier haut de Gueugnon. Là, les animaux ont toujours fait partie de son univers. Elle aime les chevaux et ambitionne très tôt de devenir vétérinaire. Derrière, le parcours scolaire est classique : un bac scientifique obtenu au lycée Camille-Claudel de Digoin avant un BTS production animalière décroché à Nevers. Ainsi, l’idée de se tourner vers une carrière d’ostéopathe animalière n’est venue que tardivement, au détour d’une discussion avec un spécialiste, quand elle-même se fait soigner pour des maux de dos…
Ces cinq dernières années, Maud-Victoire a énormément bourlingué. En 2009, la formation d’ostéopathe animalier n’existe pas en France. Motivée, elle franchit la Manche et pose ses valises à Brighton pour rejoindre l’ESAO (European school of animal ostheopathy). Elle y effectue une grande partie de sa formation, avant de terminer son cursus à Lisieux, une fois cette nouvelle structure ouverte. La dernière année est extrêmement enrichissante : sur le terrain, elle met enfin en pratique la théorie accumulée depuis quatre ans. Gratuitement, elle apporte ses premiers soins à des animaux. « Des cobayes, en quelque sorte », admet la jeune femme qui en profite pour pousser plus loin son analyse de l’animal : « Il faut décrypter ses codes. On ne va pas aborder un cheval comme un chien. Idem entre un chien dominant et un chien craintif. Surtout, on ne va pas aller directement là où il a mal. » Il faut sans cesse s’adapter : « Il y a un principe, celui de mettre l’animal à l’aise. Quitte à ce que je ne le sois pas. » Pendant cette année de transition, Maud-Victoire Rialin en profite pour constituer une première clientèle. Car depuis six semaines, il n’y a plus de professeur à ses côtés. Elle vole de ses propres ailes. Avec quelques atouts dans sa manche.

Aucun commentaire: