samedi 11 octobre 2014

LA FERME DES 1000 VACHES .. LA FERME DE LA HONTE

SOURCE ET SUITE

La ferme des 1000 vaches est la ferme de la honte

Par Corine Pelluchon
Il y a quelques semaines, Alain Finkielkraut a exprimé publiquement son indignation concernant la ferme des 1000 vaches installée à Ducrat, dans la Somme. Il a essuyé les rires de certaines des personnalités invitées aux mêmes émissions télévisées que lui. Pourtant, son propos, auquel nous adhérons sans réserve, mettait au jour nos contradictions et celles de la politique française agricole.
En effet, le fait d’enfermer à vie ces bêtes qui ne verront jamais un brin d’herbe et qui sont considérées comme des usines à lait va à l’encontre de la préoccupation de nombreux Français qui ne veulent plus que les animaux soient à ce point maltraités et cherchent à savoir comment les produits qu’ils consomment ont été fabriqués, ce qu’ils ont coûté aux bêtes et aux hommes. De plus, ce modèle d’élevage, caractérisé par une très forte concentration de bovins au mètre carré à moins d’un kilomètre des premières habitations, comporte le risque d’épizootie. Il est totalement contraire aux objectifs de protection de l’environnement et de la santé humaine. Enfin, il ruine les éleveurs locaux. La politique des quotas, qui visaient à limiter la production, est en cours d’abandon et ce choix politique est une catastrophe tant pour les animaux que pour les hommes qui les élèvent et nous nourrissent........................

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........................Cet état de fait n’est pas une fatalité à partir du moment où nous osons penser par nous-mêmes et refuser en bloc ce qui est totalement contraire au bon sens et a un impact destructeur sur la collectivité. La résistance contre la ferme des 1.000 vaches qui est une ferme de la honte est, à cet égard, un geste démocratique, que le sort des animaux soit au cœur de son existence comme c’est le cas de l’auteure de ce billet ou qu’il soit une préoccupation importante, mais secondaire, comme c’est le cas, je crois, d’Alain Finkielkraut, avec lequel nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout, mais dont le souci du monde fait souvent du bien au pays.

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