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jeudi 28 février 2013

ELEVAGE INTENSIF EN FRANCE

SOURCE
 
Si l’élevage intensif est encore la norme en France, un sondage montre que les Français y sont majoritairement opposés.

L’élevage intensif, majoritaire en France

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(© CC, L214)
Si plus d’un millier d’animaux sont tués à chaque seconde dans le monde pour la viande, d’autres chiffres font froid dans le dos, à commencer par celui-ci : plus de 80% de l’élevage en France sont intensifs. Ainsi :
  • 80% des poules pondeuses vivent en cage et ne voient jamais la lumière du jour,
  • 82% des poulets sont élevés en batterie,
  • 90% des cochons vivent enfermés dans des bâtiments en béton,
  • 99% des lapins sont élevés en batterie, sans litière.
Ainsi, loin du cliché du berger et son troupeau, l’élevage français est souvent synonyme d’effet de serre, de gaspillage, de risques sanitaires et de souffrance animale.

Des contrôles encore rares

porcs-elevage intensifSi la traçabilité de la viande est parfois limitée, les normes de protection animale, elles, sont globalement le cadet des soucis quand on examine les contrôles des élevages.
Les sanctions sont rares, donc l’animal reste un produit comme un autre.

90% des Français opposés à l’élevage intensif

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(© CC, Farm Sanctuary)
Le paradoxe veut qu’un sondage montre que les Français sont globalement contre ces pratiques. L’étude, réalisée auprès d’un panel représentatif de la société en février 2013, montre que :
  • 84% des personnes interrogées pensent que le Salon International de l’Agriculture ne rend pas fidèlement compte des conditions d’élevage en France ,
  • 90% sont opposées aux élevages d’animaux dans des bâtiments confinés.

L’intensif, un modèle pourtant encouragé

Le sondage a été mené pour le compte de l’association L214, dont la porte-parole Brigitte Gothière commente sur le site : « Ce sondage ne fait que confirmer une évidence : la majorité des Français est opposée à l’élevage industriel pourtant pratiqué à 80% en France. Le gouvernement, loin d’en tenir compte, encourage ce modèle agricole et tolère les infractions à la réglementation avec une complaisance alarmante.«
> Suite : Une opposition ferme à un nouveau projet d’élevage intensif