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samedi 29 décembre 2012

HOMARD

Des scientifiques britanniques de l’Université d’Édimbourg et de l’Institut Roslin ont prouvé, pour la première fois, que les poissons peuvent éprouver de la douleur.
Les scientifiques savaient que les oiseaux et les mammifères pouvaient en ressentir mais, jusqu’à maintenant, aucune recherche n’avait réussi à le prouver chez les poissons. Pour y parvenir, les chercheurs ont stimulé la tête de truites arc-en-ciel sous anesthésie à l’aide de différents outils mécaniques, thermaux et chimiques. Ils ont enregistré l’activité neurologique des poissons.
Des changements comportementaux et physiologiques ont alors été observés chez les truites exposées à des substances dangereuses. L’équipe de recherche compare même ces réponses à ceux rencontrés chez les mammifères.
Les chercheurs ont même réussi à identifier 58 zones dans leur tête qui réagissent aux différents stimulus. Pour eux, cette recherche démontre l’existence de récepteurs et suggère qu’une stimulation dommageable a des effets physiologiques et comportementaux sur la truite.
Les scientifiques concluent donc que ces données rencontrent les critères pour décrire la douleur animale.
PITIÉ POUR LES POISSONS
Pour certains, le poisson est bon pour le coeur, le cerveau, ne souffre pas quand on le tue, constituant même un repas-santé.
C’est pour plusieurs, la dernière frontière avant de devenir complètement végétarien, une phase transitoire, comme si manger du poisson était moins culpabilisant que de dévorer du boeuf ou du porc.
Pourtant, le poisson est sans contredit de la chair animale. Selon de récentes études, la consommation de poisson ou de fruits de mer (comment peut-on qualifier de fruit un charognard comme le homard ?) ne diminuent en rien l’incidence des maladies cardiaques.
N’en déplaise aux vendeurs d’huile de poisson, les fameuses Omega se retrouvent amplement dans les noix, les graines (de lin ou de chanvre) ou les huiles végétales. Décrire le poisson comme un aliment santé alors qu’il passe toute son existence dans un environnement pollué et toxique est absurde.
Les métaux lourds (mercure, arsenic, cuivre, etc.), les pesticides, les éléments radioactifs s’accumulent dans son organisme tout comme dans celui du consommateur de poisson.
Le poisson est l’hôte de virus, de bactéries et de parasites. Une fois pêchés, on soumet les poissons, les crustacés et les coquillages à des séries de traitements chimiques tant sur le chemin du point de vente que sur le point de vente lui-même.
Sur les bateaux, le poisson frais est souvent conservé dans la glace pendant deux semaines ou plus ou plongé dans une solution contenant des antibiotiques et des conservateurs chimiques.
En route vers le détaillant, le poisson frais bien que réfrigéré, peut être soumis à l’action du nitrate de soude, du peroxyde d’hydrogène et d’autres produits chimiques afin de prévenir sa décomposition.
Poissons, homards, crevettes, huîtres ou palourdes peuvent être reliés à l’hépatite, au choléra, à la salmonellose, au botulisme, à divers cancers, à des problèmes du système nerveux et à des malformations congénitales.
Le poisson est un animal en voie de disparition, les océans étant vidés par la surpêche. Ce hold- up de la mer détruit aussi quantité d’animaux marins, puisque les filets des pêcheurs attrapent et rejettent des millions de prises non-désirées (baleines, dauphins, oiseaux, etc.).
Dans les piscicultures, on fabrique à la chaîne poissons, crevettes ou palourdes. Dans ces endroits fermés et surpeuplés, le stress est source de nombreuses maladies. Diverses épidémies (comme la nécrose pancréatique), les virus et les bactéries doivent être contrôlées par des médicaments chimiques tels les antibiotiques.
Les animaux prisonniers reçoivent souvent de la farine de poissons en guise de nourriture.
On manipule génétiquement ces machines à produire afin de satisfaire les producteurs et les consommateurs.
Les poissons ne peuvent vocaliser leur souffrance mais plusieurs études démontrent que leur système nerveux et leurs sens sont assez développés pour ressentir la détresse.
Pour le biochimiste australien Frank Hird : Il est inconcevable que le poisson n’ait pas de récepteurs de souffrance. Il en a besoin pour survivre. Les poissons ont donc une sensibilité et des recherches faites à l’Université d’Utrecht confirment qu’ils ressentent l’angoisse lorsqu’ils sont entravés dans leur liberté de mouvement ou se sentent menacés.
Pour le poisson, le supplice de l’asphyxie est source de souffrance.
Tout comme le fait de mourir entassés sur d’autres poissons dans un filet ou d’avoir le corps ouvert par une lame tranchante.
Il est indéniable que le poisson ressent de la douleur lorsqu’il halète en vain dans le vide à la recherche de son souffle et de sa vie.
SOURCE Photos Peta: http://www.fishinghurts.com/
Homards ébouillantés
Les homards peuvent vivre plus d’un siècle et ont une vie sociale complexe.
Leur système nerveux sophistiqué les rend sensibles à la douleur : les nœuds neuraux sont dispersés sur tout le corps et ne sont pas centralisés dans le cerveau, ce qui signifie qu’ils sont condamnés à souffrir jusqu’à ce que leur système nerveux soit complètement détruit.
Séparer la moelle épinière et le cerveau en coupant l’animal en deux fait même sentir la douleur à chacune des parties encore vivante !
De plus, le homard ne dispose pas du mécanisme dont disposent par contre les humains (entre autres), qui fait qu’en cas de douleur extrême, le choc intervient pour court-circuiter la sensation.
Or, d’après le Dr Robb, de l’Université de Bristol, un homard plongé directement dans l’eau bouillante reste vivant quelques quarante secondes – quarante secondes de souffrance.
Placé dans de l’eau froide portée à ébullition, il peut survivre pendant cinq minutes. Tué par la méthode industrielle qui consiste à l’immerger tout simplement dans de l’eau douce, il agonise pendant deux heures…
De leur capture jusqu’à la fin de leurs misères, ils doivent aussi endurer une privation quasi totale de mouvements pendant des semaines dans de minuscules cages métalliques dans les entrepots, dans les aeroports, puis dans les chambres frigorifiques, puis dans les aquariums, les grands magasins et les restaurants. Par facilité, mais aussi pour éviter qu’ils ne salissent leur cage de leurs déjections, on les laisse jeûner pendant tout ce temps ; pour cette raison, de crainte que, affamés, ils ne s’en prennent les uns aux autres, on les laisse tout ce temps avec les pinces liées avec un ruban adhésif. Plus de 80 millions de homards vivent ce calvaire chaque année de par le monde. Source: (infos Gaïa, et S. O’Neil, Courrier international, n°474, et C. Gericke, Tierrechte n°22, nov. 2002)
Les homards sont des créatures fascinantes.
Ils atteignent cent ans d’âge, effectuent de longues migrations et ont un sens de l’orientation très poussé qu’ils doivent à des organes extrêmement sensibles dotés de récepteurs particuliers.
Richard Steiner,président de la Protection Suisse des animaux, a pu observer en Nouvelle-Ecosse les méthodes de travail d’une des plus grandes entreprises d’exportation de homards du monde.
Des tonnes de ces grands crustacés sont pêchés sur la côte nord-est des Etats-Unis et du Canada puis « engraissés » dans des homarderies où l’on n’hésite pas à recourir à des antibiotiques.
Dans les récipients pleins à craquer, pinces liées, les animaux sont acheminés vers des halles de conditionnement.
On les entassent dans des boîtes exiguës, en fonction de la demande les animaux demeurent sous réfrigération : les scientifiques supposent qu’ils ressentent la douloureuse morsure du froid.
Entassés, privés de nourriture, les homards attendent leur fin cruelle…
Une fois plongés dans l’eau bouillante, leur combat contre la mort peut durer plus de deux minutes. Une solution pour les étourdir, consiste à les plonger dans une solution concentrée salée avant de les ébouillanter.
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Source: (Oeuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir) http://www.lobsterlib.com/